L’EDUCATION SEXUELLE DES JEUNES HOMMES : MOYEN DE LUTTE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

Le mois de la femme est passé, nous avons festoyé, des conférences ont été organisées, des dîners gala bref une myriade d’événements qui avaient pour la plupart un même objectif : LUTTER CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES.

Ce n’est pas hier que le 08 Mars a été désigné comme Journée Internationale des Droits de La Femme, sans refaire l’histoire de cette date retenons que cette année était la 41ème Journée Internationale des Droits de La Femme, mais le constat reste pratiquement le même concernant les violences faites aux femmes. Elles existent toujours, elles sont de plus en plus violentes et de plus en plus banalisées.

Le monde a été secoué par l’affaire Weinstein, faisant couler beaucoup d’encre et tomber beaucoup de tête. Weinstein est né vingt-cinq ans avant l’instauration par l’ONU de cette journée et la vulgarisation de la cause des femmes. En Afrique plus de 50% de la population est âgé de moins de 25 ans, en d’autres termes plus de 50% de la population africaine a grandi en célébrant chaque année la Journée Internationale des Droits de La Femme. Cependant, cette jeunesse est insensible aux droits des femmes et pis à la liberté sexuelle des femmes.

En effet les jeunes n’ont aucun respect pour les femmes, il n’est pas rare d’assister en milieu scolaire à des actes sexistes, au harcèlement, aux attouchements et bien d’autres pratiquent qui diminuent les femmes.  L’année dernière, une vidéo montrant le viol d’une fille par deux garçons a fait le tour de la toile en Côte d’Ivoire. Aucune sanction n’a été prononcée contre les jeunes garçons mais la fille fut renvoyée de son école. Ceci illustre bien à quel point la jeunesse est dépravée et inconsciente de la gravité des actes qu’elle pose. Cette inconscience s’explique par le manque d’éducation sexuelle.

C’est à l’adolescence, période où l’humain entre dans la puberté, que les premiers désirs sexuels se ressentent sous l’effet naturel des hormones dans le but de nous indiquer que nous sommes prêts à procréer. Tout ceci est naturel. Toutefois les adolescents sont perdus au cours de cette période de grand changement, la seule chose qu’on leur dit à propos du sexe est que c’est mal. Cette réponse est simpliste, dénuée de sens, éloignée de la réalité et complètement fausse. Un ado avec les hormones en ébullition qui pour la première fois de sa vie se réveille avec une érection tous les matins ne peut pas se contenter de la morale qui lui dit que le sexe c’est mal. Il lui faut plus.

L’éducation est l’un des piliers de la société, c’est à travers elle que la société prend forme, raison pour laquelle cette éducation doit être bonne et doit toucher des domaines divers et variés. Sous nos tropiques, le domaine sexuel est tabou donc laissé au placard.

Au cours de mon cursus scolaire, du primaire au secondaire, une seule fois j’ai été véritablement sensibilisé sur la sexualité. Cette sensibilisation concernait les dangers des rapports sexuels et les précautions à prendre pour éviter ces dangers. En gros ils sont venus nous dire que faire l’amour pouvait nous rendre malade et que si nous ne voulons pas tomber malade, soit nous faisons l’amour avec des préservatifs, soit nous nous abstenons. Simpliste et pas très instructif.

La mauvaise éducation, le manque d’éducation sexuelle est ce qui conduit certains à une dérive perverse. C’est parce qu’ils n’ont pas reçu d’éducation sexuelle que certains hommes ne pensent pas au plaisir des femmes, les femmes elles-mêmes ne savent pas qu’elles sont censées prendre du plaisir. Ce manque conduit d’autres à violenter les femmes.

La meilleure façon d’éviter qu’une femme soit à nouveau violée c’est de donner une BONNE EDUCATION SEXUELLE AUX JEUNES HOMMES.

Dans la pratique cette bonne éducation peut se faire par :

  • L’organisation d’ateliers / de conférences animés par des femmes pour sensibiliser les hommes aux comportements sexistes qu’ils affichent ;
  • La distribution de prospectus aux hommes sur les violences faites aux femmes ;
  • L’intégration au programme scolaire d’une sensibilisation plus approfondit à la sexualité.

Toutefois il ne faut pas se limiter à l’école mais aller aussi dans les familles et demander aux parents de casser le tabou et parler de sexe avec leurs enfants.

En appliquant ces quelques mesures, le harcèlement ainsi que les violences reculeront et nous aurons fait un grand pas vers le vivre ensemble.

Ecrit par Gloire Wanief le 10/04/2018

AUX PREMIÈRES HEURES DE LA MASCULINITÉ POSITIVE EN AFRIQUE

En 1984, le 04 Octobre, Thomas Isidore Noël Sankara alors président de la Haute Volta qu’il va renommer Burkina Faso va tenir un discours poignant au siège de l’Organisation des Nations Unis. Ce discours qui est un condensé, une feuille de route, un véhicule de son idéologie politique et révolutionnaire, est celui qui a énormément contribué à asseoir sa légende et le classer au panthéon des révolutionnaires africains. 

Aujourd’hui de son action rien n’a été oublié, il est dans les cœurs et dans les mémoires de tout africain non-aligné. 

Cependant il y a une partie de son discours et surtout de son action dont l’on ne parle pas suffisamment qui porte sur l’émancipation des femmes.

Une minute et dix secondes, c’est le temps que Sankara va consacrer aux femmes du monde dans cet élogieux discours. Cela peut paraître très court sachant qu’il a parlé pendant presque une heure mais l’important n’est pas la quantité, l’important c’est la qualité.

En une minute et dix secondes il a dit l’essentiel de ce qu’il faut retenir de la nécessité de la lutte féministe. Bien qu’il ne se revendiquât pas féministe lui-même, d’ailleurs cela n’a aucune importance que de se revendiquer ou pas féministe tant que l’on travaille à créer une société plus égalitaire, plus juste pour tous surtout entre femme et homme.

C’est par un magistral : « Je parle au nom des femmes du monde entier qui souffrent d’un système d’exploitation imposé par les mâles. » qu’il débute son propos et il termine en appelant les femmes à lutter pour leurs droits.

Pour le monde entier, cette déclaration était peut-être une nouveauté qui bousculait leur entendement mais pour lui c’était la continuation, la concrétisation d’une vision qu’il a toujours eue, vision certainement influencée par le fait d’avoir six sœurs ou encore d’avoir regardé impuissant un homme battre son épouse lorsqu’il était plus jeune.

Il pose les bases de la révolution en intégrant les femmes dans cette vaste entreprise dans un discours tenu le 02 Octobre 1983 (apparemment il aime bien le mois d’octobre lol).

« Le poids des traditions séculaires de notre société voue la femme au rang de bête de somme. Tous les fléaux de la société coloniale, la femme les subit doublement : premièrement, elle connaît les mêmes souffrances que l’homme ; deuxièmement, elle subit de la part de l’homme d’autres souffrances. »

Thomas Sankara

Son attachement à l’émancipation des femmes du monde en général, des femmes burkinabés en particulier ne se limite pas à de jolis discours de galvanisation. Thomas Sankara a tout mis en œuvre tout au long de sa présidence, qui n’a duré que 04 ans, pour donner aux femmes toute la largesse dont elles pouvaient avoir besoin car comme il le disait : « La vraie émancipation, c’est celle qui responsabilise la femme, qui l’associe aux activités productives, aux différents combats auxquels est confronté le peuple. La vraie émancipation de la femme, c’est celle qui force le respect et la considération de l’homme. »

Trois femmes sont nommées ministres dès son arrivée au pouvoir, dont une au ministère du budget. Entre autres mesures, sa présidence marquera la fin de la dot et du lévirat qu’il considère comme une marchandisation des femmes, aussi l’interdiction de l’excision, l’instauration d’un âge légal pour se marier afin de mettre un terme aux mariages forcés, et il tente de s’opposer à la prostitution et à la polygamie.

Symboliquement, une journée du marché au masculin est instaurée pour sensibiliser au partage des tâches ménagères. Sankara avance aussi l’idée d’un « salaire vital », prélevé à la source d’une partie du salaire de l’époux pour le reverser à l’épouse.

C’est pour toutes ces choses que Thomas Sankara est le symbole d’une masculinité positive africaine avant l’heure. Il a fortement contribué à poser les bases d’une société égalitaire et équitable et il est triste de constater que cette partie de son héritage est volontairement ou involontairement occultée.

Aujourd’hui, les jeunes générations que nous sommes se doivent de savoir qu’il est impératif de se mettre ensemble femmes et hommes sur un même piédestal afin de construire nos nations. Et comme disait Sankara : « nous en appelant à toutes nos sœurs de toutes les races pour qu’elles montent à la conquête de leurs droits. »

Ecrit par Gloire Wanief en Novembre 2020

HOMME NOIR ET PATRIARCAT

[ Publication du 06 Novembre 2021 ]

Bonjour à tous et à toutes

J’espère que nous allons tous bien, moi je suis toujours au chômage mais mon esprit travail.

C’est pourquoi ce matin, j’aimerais revenir sur cette publication du 1er Novembre ainsi que la vague d’indignation et d’acquiescement que cela a suscité.

Avant tout propos, je m’excuse auprès de toutes les personnes qui d’une façon ou d’une autre ont été heurtées, choquées, blessées par ma publication.

Plus précisément les personnes qui ont estimé qu’il s’agissait là d’une stigmatisation, d’une catégorisation des personnes dites Noir.e.s …

Sachez que vos réactions étaient totalement émotionnelles et contrairement aux personnes qui s’asseyent pour dire « sortez de l’émotion« , moi je vous dis que vos réactions étaient légitimes.

Vos frustrations, qui ont dans une certaine mesure terni votre jugement face à ma publication, étaient parfaitement justifiées.

Oui, vous êtes frustrés, vous êtes en colère, vous ne comprenez pas pourquoi sans raison réel, sans justificatif valable, les Noir.e.s sont chaque jour méprisés.e.s et martyrisé.e.s, vous êtes frustrés de voir qu’à cause de votre différence biologique l’on vous mette à l’arrière de la société.

En effet depuis des siècles les Noir.e.s, hommes et femmes, sont sujets à une déshumanisation sans précédent, ils sont, non, nous sommes, victimes d’une campagne millénaire de diabolisation de nos cultures et de nos corps.

À notre couleur de peau, à nos traditions, ont été accolées les pires défauts et nombreux sont les Noir.e.s qui participent à cette diabolisation, stigmatisation des personnes dites Noir.e.s sans état d’âme ni scrupules.

C’est pourquoi il est parfaitement normal qu’en voyant les mots « Homme Noir » suivi d’une qualification négative, vous ayez été blessé.

Vous aviez totalement raison de réagir comme vous l’aviez fait et peu importe les intentions derrières mon propos, ma façon de formuler la chose dans un contexte social hostile aux Noir.e.s, ne donne pas lieu à mille interprétations.

Cette publication stigmatise les hommes Noirs. C’est un fait

Et je m’en excuse, nous méritons mieux.

Maintenant que c’est dit revenons à ma publication, au fond qu’est-ce que je voulais dire ?

Premièrement, j’ai totalement fait exprès de circoncire mon propos aux hommes Noirs parce que ce sont eux qui me lisent et ce sont eux que je côtoie, c’est leurs façons de vivre, leurs cultures, leurs aspirations que je connais.

Aussi, je ne crois pas avoir un quelconque intérêt à parler des autres peuples, à critiquer le mode de vie des autres peuples.

S’il faut faire une critique, je la ferai contre ou pour les personnes qui sont comme moi et ce n’est pas non plus de l’exclusion.

Il s’agit ici d’être réaliste, je n’ai jamais quitté l’Afrique, je ne vis qu’avec des Noir.e.s alors je ne parle que d’eux même si j’apprends de tous les peuples.

Peut-être lorsque je me retrouverais ailleurs qu’ici, je me sentirai légitime de parler des Arabes, des Juifs, des Corses et autres.

Deuxièmement, j’ai fait exprès de parler des hommes Noirs afin de titiller votre fragilité.

Oui, vous êtes fragiles et cette fragilité découle des frustrations dont j’ai parlé dans l’avant-propos.

Peut-être que maintenant vous comprendrez que réagir dans l’émotion a ou peut avoir une légitimité et que le discours d’une personne qui réagit par rapport à ses frustrations n’est pas à bannir.

Ce sursaut d’orgueil que vous avez eu en lisant ma publication, vous devrez l’avoir chaque jour contre toutes les discriminations.

Il est intolérable de permettre à quelqu’un de venir tranquillement salir l’image de toute une catégorie de personnes, tout un peuple, c’est inadmissible.

Troisièmement, j’ai fait exprès de parler des hommes Noirs car nous devons sans aucun ménagement critiquer les tares de nos sociétés.

Ce n’est pas en cachant la poussière sous le tapis qu’on rend une maison propre et nous, africain.e.s, avons trop souvent tendance à nous mentir à nous-mêmes au sujet des maux dont souffrent nos sociétés.

Globalement ici il n’y a que deux façons de considérer nos difficultés : pour les amoureux de l’Afrique, nos problèmes ont toujours des causes exogènes, c’est toujours la faute des autres peuples si X ou Y nous arrive et pour les haineux de l’Afrique, nos problèmes ont toujours des causes endogènes, c’est parce que le Noir est mauvais que X ou Y nous arrive.

Ces deux approches n’ont aucune réel objectivité, nous refusons de faire une analyse sociologique profonde de nos sociétés et lorsque nous le faisons, nous refusons de voir les résultats surtout pas en public car nous avons peur que les autres peuples nous regardent et se moquent de nous.

Cette attitude est la preuve encore une fois de notre fragilité et de notre haine de nous-mêmes, s’aimer ce n’est pas cacher ses défauts, s’aimer c’est ne pas craindre l’avis des autres sur soi.

Et tant que nous refusons de régler nos problèmes, ils vont perdurer.

Quatrièmement, j’ai fait exprès de parler des hommes Noirs parce que l’homme Noir souffre de sa masculinité et cette souffrance n’est absolument pas silencieuse, elle est visible de tous et toutes mais nous avons décidé de détourner le regard.

Les sociétés dans lesquelles les hommes Noirs évoluent aujourd’hui sont profondément sexistes et racistes, c’est dans ce contexte que l’homme Noir s’est construit une carapace de virilité au dessus de ses blessures.

L’homme Noir souffre du racisme qui dans un monde globalisé touche autant le jeune afro-américain de New-York que le jeune béninois de Parakou, nous sommes tous directement ou indirectement victime de ce racisme ambiant.

Ce racisme qui ne cesse de nous dire que nous ne sommes rien ni personne, que nous n’avons de valeur que celle qu’on veut bien nous attribuer, chaque jour nous sommes diminués et renvoyés à un état de bestialité.

L’homme Noir souffre d’être Noir mais il a au moins la chance d’être homme.

Alors on se construit autour de l’identité masculine, on se recroqueville dans la virilité pour retrouver un peu d’estime de nous-mêmes, un peu d’amour propre.

La virilité est devenue notre arme, notre argument de valorisation principale, chaque blessure raciste est pansé avec des « je suis un homme, je suis fort« …

« Grosse bite » qui est une insulte contre nous est devenu la mascotte de notre masculinité.

Mais si seulement il s’agissait d’un problème de racisme.

Nos sociétés traditionnelles sont elles-mêmes les haut lieux d’une masculinité viriliste qui ne dit pas son nom.

L’homme Noir est roi, guerrier, incontesté et incontestable.

Cette force brut qu’est l’homme Noir vient se confronter à la réalité dure et sans équivoque de la jungle urbaine à l’heure où toutes les branches de nos traditions ont été détruites mais tel un membre fantôme ça continue de nous démanger.

Enfin, pour entrer dans le vif du sujet ma publication vient dresser un constat, faire un portrait, celui de l’homme Noir, l’homme Noir tel que notre société le construit et son rapport à la parentalité, la paternité.

Sous nos cieux les enfants sont considérés comme une richesse au sens propre comme au figuré, un homme qui a beaucoup d’enfants est un homme riche.

Sans parler du fait que c’est un signe, une preuve de virilité, de puissance pour un homme que d’avoir une multitude d’enfants.

Lorsque deux âmes s’unissent, elles unissent aussi leurs familles et le fruit, la concrétisation de cette union ce sont les enfants.

Les enfants sont une importante unité de mesure dans nos sociétés où l’on ne jure que par la famille, où la famille est considérée comme le socle de tout.

Afin de se conformer à cet idéal social, les hommes Noirs n’ont aucune hésitation à faire le plus d’enfants possibles et nous en sommes extrêmement fiers.

Lorsqu’il s’agit de concevoir les enfants, les hommes Noirs répondent toujours présent, il est inadmissible chez nous de ne pas vouloir avoir des enfants.

Cependant il est étrange de constater que ces hommes éduqués et conditionnés à la procréation soient incapables de s’occuper seuls de leurs enfants.

Loin d’être un mauvais père, l’homme Noir sait être responsable face à ses enfants, il fournit à ses enfants un toit où s’abriter, de quoi se nourrir pour être en bonne santé et fait office de figure d’autorité, l’incarnation de la ligne droite à suivre, le wagon de tête.

Mais il demeure inaccessible, l’homme Noir est loin de ses enfants, si loin qu’il n’est plus visible c’est uniquement son ombre qui plane au-dessus du foyer.

Humainement, l’homme Noir n’a aucune relation avec sa progéniture.

L’on pourrait aisément me dire que tous les hommes Noirs ne sont pas ainsi mais quelle est la norme sociale ?

Toutes les sociétés ont des normes, des comportements, des raisonnements, des activités qui sont jugés comme normaux et c’est dans tous les domaines.

Alors je repose ma question, quelle est la norme chez nous ?

Si la norme c’est la complicité entre père et enfants pourquoi ça nous paraît si étrange et exceptionnelle qu’un homme soit proche de ses enfants ?

Quels sont nos modèles ? Dans nos contes traditionnels, au théâtre, au cinéma, dans les romans, les poésies, les chansons. Comment le père Noir est-il dépeint ? Quel portrait fait-on de lui ?

Combien sont les enfants qui bien qu’ayant leurs pères vivants, bien que vivants avec leurs pères, ressentent l’absence de ces derniers ?

Combien de pères souffrent de cette relation où ils travaillent pour leurs enfants mais ne partagent aucune intimité avec eux ?

De toutes ces questions pourraient en découler une autre qui a toute son importance pour ne pas dire la plus importante : est-ce qu’il est nécessaire pour les pères d’être proches de leurs enfants ?

Pour ma part oui et chacun est libre d’avoir sa propre appréciation, réponse à la question.

Oui, parce que les liens de sang n’ont pas véritablement d’impact dans la pratique, les liens de sang ne se vivent pas, ne suscitent aucune émotion, contrairement aux souvenirs provoqués par les moment passés ensemble.

La proximité, l’intimité d’une conversation, d’une activité est favorable à développer un lien émotionnel qu’il n’est pas facile à briser mais il ne suffit pas d’une seule discussion pour nouer des liens, c’est un travail de longue haleine.

Les relations humaines sont des relations émotionnelles.

C’est pourquoi il est impératif pour les hommes Noirs de développer une vraie relation émotionnelle avec leurs enfants.

Et avant d’en arriver là, l’homme Noir doit d’abord pouvoir exprimer ses émotions donc il faut détruire sa carapace de virilité !!!

L’absence des pères, au-delà d’être physique est avant tout émotionnel, cette déconnexion est avant tout entre l’homme et lui-même, cette déconnexion profite au patriarcat.

L’absence des pères est une preuve de la masculinité toxique, en plus des enfants, des mères, les pères eux-mêmes souffrent de ce fait.

Dans mon argumentaire, je n’ai avancé aucun chiffre, aucune donnée statistique, j’ai juste partagé mon analyse qui repose entièrement sur ma vision des choses, de ce fait mon propos est biaisé, complètement, et ce serait assez risqué de me suivre dans mon délire.

Toutefois j’ai la conviction profonde d’avoir mis le doigt sur un problème dont souffre un certain nombre de personnes même s’ils sont peut-être minoritaires c’est pourquoi personnellement je m’engage à aller au bout de la démarche.

Ça prendra du temps, ça prendra de l’énergie mais ça rendra libre.

Si vous êtes arrivé jusqu’au bout de cette lecture, je vous en remercie et vous souhaite une excellente journée.

EST-CE QU’UNE FEMME PEUT VIOLER UN HOMME ?

Oui, nous sommes mardi midi, tu es sur le blog de Gloire Wanief et tu as bien lu la question mais je vais répéter quand-même.

Est-ce qu’une femme peut violer un homme ?

Statistiquement, l’écrasante majorité des viols sont commis par des hommes et subis par des femmes, une infime partie des victimes sont des hommes et dans cette infime partie, l’écrasante majorité des coupables sont aussi des hommes.

Dans les médias, les institutions judiciaires, dans les séries, les films, les organisations non gouvernementales, partout où l’on peut passer, lorsque le sujet du viol est abordé ce sont toujours les femmes et les enfants que l’on présente comme victime. Les hommes adultes semblent échappés à ce fléau, ils sont invisibles pour ne pas dire inexistant.

Il paraît donc nécessaire, judicieux et même légitime de se demander s’il est possible qu’un homme soit violé par une femme.

Avant tout, cette interrogation subsiste à cause des nombreux aprioris que les gens ont sur le viol.

La plupart des gens pour ne pas dire tout le monde, pensent qu’il est impossible qu’une femme viole un homme. Ceux et celles qui pensent ainsi en sont fermement convaincu.e.s, c’est une certitude pour eux et elles.

Le premier biais, le premier préjugé, qui fait que les gens sont sûrs et certains qu’une femme ne peut pas violer un homme c’est la libido.

Pour de nombreuses personnes, le viol est lié à l’appétit sexuel, à la libido.

Dans nos sociétés, l’on considère que les femmes ont une faible libido et l’on arrive même souvent à considérer qu’elles n’ont aucune envie de sexe et que les hommes ont un énorme appétit sexuel, ils ont tout le temps envie de sexe.

Dans cette configuration, l’on considère que l’homme qui viol est dominé par ses pulsions sexuelles qui sont beaucoup trop fortes pour être gérées et canalisées.

La libido masculine est vue comme une cause du viol.

La femme ayant une libido silencieuse, elle ne peut donc pas être, selon eux, dominée par un quelconque brouhaha généré par ses pulsions. La femme ne veut pas de sexe donc la femme ne peut pas aller vers un homme et le contraindre à offrir du sexe.

D’ailleurs, toujours selon ce préjugé, même si la femme est dominée par des pulsions sexuelles, les pulsions de l’homme étant plus fortes, plus vivaces et plus emmerdantes, l’homme acceptera d’offrir du sexe à la femme sans y être contraint.

Apparemment ce préjugé serait scientifiquement prouvé, pour ma part je n’ai pas les chiffres et je n’ai pas vu les études qui démontrent que les hommes ont envie de sexe tout le temps et que les femmes n’ont presque jamais envie.

Le problème avec ce préjugé c’est que le viol n’est pas seulement lié à la libido, les pulsions sexuelles peuvent peut-être être une des causes du viol mais il n’y a pas que ça et même s’il n’y avait que ça il y a d’autres aspects à prendre en compte.

L’autre aspect à prendre en compte est celui qui donne lieu à notre second préjugé.

Par définition le viol c’est l’absence de consentement et le consentement c’est le fait de donner son accord, son autorisation.

Le deuxième préjugé que les gens ont sur le viol c’est sur le consentement ou plutôt la mauvaise compréhension du consentement.

Dans nos sociétés, l’on considère que les hommes sont toujours d’accord pour avoir du sexe puisqu’ils en ont tout le temps envie et qu’à contrario les femmes n’ont pas d’avis sur le sujet puisqu’elles n’ont pas envie.

Cette configuration fait que l’on estime que les femmes couchent parce que les hommes veulent coucher. Cela implique que c’est l’homme qui doit et va toujours demander le sexe puisque c’est seulement lui qui veut toujours le sexe.

Le préjugé sur la libido de l’homme fait que l’on considère qu’il est toujours consentant de ce fait l’on ne peut pas le contraindre, c’est la personne qui ne veut pas que l’on contraint sinon celle qui veut n’a pas besoin de contrainte pour agir.

L’homme voulant toujours, dans nos sociétés l’on estime alors que les femmes doivent se disposer à toujours offrir du sexe aux hommes, l’accord de la femme n’est pas interrogé ou demandé, il est implicite dès l’instant où elle est en contact avec un homme.

Par exemple un homme invite une femme au restaurant, si elle accepte d’y aller c’est qu’elle accepte implicitement de coucher avec lui selon eux…

Pour eux la femme ne peut pas violer un homme parce qu’elle n’a pas envie de sexe et aussi parce qu’elle n’a pas le moyen et qu’il n’est pas utile de contraindre l’homme au sexe.

Ce second aspect renvoi alors au moyen, aux outils utilisés pour contraindre l’autre et ici l’on voit bien que le viol peut sembler inexistant pour certains puisque le consentement est mal compris et même souvent botter en touche.

Alors le troisième préjugé concernant le viol que les gens ont c’est la violence.

Pour de nombreuses personnes le viol est un acte violent, une violence physique que l’on dirige contre l’autre pour la contraindre à un rapport sexuel.

La violence est l’utilisation abusive de la force, de ce fait pour être violent il faut avant tout être fort ou avoir de la force.

Dans nos sociétés toujours, l’on considère que la femme est un être faible, qu’elle n’a pas de force et même si elle en a, cette force est inférieure à celle de l’homme. La force est vue comme un élément masculin par excellence.

La force devient alors un outil du viol, un moyen pour violer.

L’homme ayant une grande libido utilise sa force pour contraindre la femme à avoir des rapports sexuels. C’est ainsi qu’ils voient les choses.

La femme n’ayant pas de libido et pas de force ne peut donc pas contraindre un homme à avoir un rapport sexuel selon ces personnes ou pour aller plus loin selon la société.

Ce préjugé aussi semble avoir un fondement scientifique, les hommes sont physiquement plus forts, c’est la science qui le dit cependant il ne faut pas voir les choses de façon tranchée et absolue. Il y a une multitude d’hommes et une multitude de femmes ce qui implique une grande disparité physique qui entraîne que des femmes peuvent être plus fortes que certains hommes et vice versa.

Mais au-delà de tout, ce que ces trois préjugés que les gens ont sur le viol nous renseigne sur notre modèle de société et sur ce qu’est le viol en réalité.

D’abord ces préjugés nous disent que nous sommes dans des sociétés patriarcales, des sociétés où en tout et pour tout l’homme est considéré comme supérieur à la femme, c’est le dominant.

Ensuite ces préjugés nous disent que le viol est un acte de prédation, de domination. Les personnes qui violent veulent par cet acte soumettre leurs victimes.

Enfin ces préjugés demeurent des vues de l’esprit, des conceptions personnelles et sociales très loin de la réalité, du quotidien, du vécu des personnes victimes de viol peu importe leurs sexes.

Alors qu’elle est donc cette réalité ? Est-ce que dans la réalité une femme peut violer un homme ?

Plus haut j’ai donné ce que les statistiques sur le viol nous disent, les informations qu’elles nous donnent à propos des victimes et des coupables. Même si je n’ai donné aucun chiffre précis.

Je disais plus haut que statistiquement les hommes violés par des femmes représentent une infime partie des victimes.

Mais nous ne sommes pas à une élection ici pour considérer que seule la majorité compte. Non, nous sommes face à un crime et toutes les victimes ont la même importance.

Un seul homme violé par une femme c’est déjà trop, c’est déjà beaucoup trop !

Mais jusqu’à présent je n’ai pas concrètement répondu à la question. La question demeure : est-ce qu’une femme peut violer un homme ?

Les préjugés que j’ai cité plus haut ne sont pas les seuls, ils en n’existent encore une multitude, autant de préjugés qu’il n’y a de sociétés et d’humains.

Il existe, et j’en parlerais peut-être dans un autre contexte, de nombreux préjugés qui font que les statistiques sur le viol sont biaisés, que ces statistiques ne nous disent pas toute la vérité sur les victimes de viols, la vérité quantitative et qualitative…

Alors pour savoir et comprendre s’il est possible qu’une femme adulte viole un homme adulte, il faut d’abord se tourner à cet instant vers la définition du viol selon les lois de vos pays et aussi se tourner vers les victimes de viols.

Pour ma part, les femmes peuvent malheureusement violés des hommes et il est impératif d’aborder ce sujet afin de délier les langues et aider certains à obtenir justice sans oublier de les réparer de ce préjudice psychologique.

C’est pourquoi, j’aimerais organiser des BOYS TALK, des séances de discussion entre hommes et garçons pour parler du consentement et bien d’autres sujets liés à la masculinité.

Ceci n’est pour l’instant qu’une idée mais si tu as pu me lire jusqu’ici j’aimerais que tu me dises en commentaire ce que tu en penses mais surtout que tu répondes à la question posée : est-ce qu’une femme peut violer un homme ?

Sur ce je vous souhaite une excellente journée sous les faveurs de celui ou celle en qui vous avez placé votre foi.

Lorsque les traditions deviennent prétextes d’asservissement

Avez-vous déjà été confronté à une situation où la tradition nuisait votre épanouissement personnel, bloquait vos aspirations ?

Moi ça m’est arrivé en 2014 lors d’une discussion à huit clos au Parlement des Jeunes, l’on m’a refusé la parole pour la donner à un type plus âgé que moi sous prétexte que « lorsque la tête est là, le genou ne porte pas le chapeau. »

Le respect des aînés, c’est bien, c’est magnifique, moi-même j’adore le fait de savoir que dans ma tradition naître avant l’autre nous confère un certain pouvoir puisque je suis le premier né de mes parents, l’aîné de la famille donc le chef.

Mais ce jour-là il n’était pas question d’âge, ni de famille, il était question d’idées et sans manquer de respect à cet aîné, j’avais de meilleures idées que lui, d’ailleurs tout ce qu’il a dit pendant que j’étais silencieux à confirmer cela.

Si seulement on s’était contenté ce jour-là de me faire parler en dernière position ça ne m’aurait pas dérangé mais on m’a carrément refusé la parole. Je n’ai eu aucune occasion d’exprimer mes idées, elles sont restées avec moi et elles sont mortes avec moi car la frustration, la colère de ne pas être entendu à tuer ma volonté, mon désir de participer.

Les traditions ne sont ni bonnes ni mauvaises, elles sont encore moins immuables, elles s’accordent au désir et aspirations des humains en fonction des époques et des circonstances, ce n’est pas aux humains de s’accorder à elle.

La tradition ce n’est pas le climat ou la végétation pour dire qu’on ne peut rien faire lorsqu’elle est en inadéquation avec les individus ou lorsque les individus sont en inadéquation avec elle. C’est à elle de s’adapter, pas à nous.

Ce que j’ai décrit à propos du droit d’aînesse traditionnel africain qui empêche l’émergence d’une gouvernance par la jeunesse, nombreux l’ont déjà vécu et s’insurgent contre cela quotidiennement mais il suffit de parler des droits des femmes pour qu’ils se souviennent que la tradition a une importance capitale et ne doit pas être changé au risque de se perdre !

L’instrumentalisation de la tradition, d’ailleurs pourquoi l’appeler tradition ? Disons simplement normes sociales car c’est ce qu’elles sont : des normes sociales.

L’instrumentalisation des normes sociales pour justifier et perpétuer des systèmes de domination et de déshumanisation, ne passera pas. Chaque être humain mérite de part sa simple condition humaine tous les droits et devoirs inhérents à cette condition.

Il n’y a pas à restreindre les droits des gens sous prétexte qu’ils sont différents. Je pense notamment aux albinos dans certaines régions d’Afrique, aux handicapés moteurs, aux malvoyants, malentendants, aux pygmées et j’en passe qui sont privés des droits les plus élémentaires à cause de leurs différences.

La tradition ne peut pas être le fer de lance de l’injustice, elle est le socle de la justice c’est pourquoi elle doit s’adapter pour demeurer juste. Il ne sert à rien de continuer une coutume uniquement parce qu’elle existe depuis longtemps, parce que nos ancêtres faisaient la même chose, si cette coutume n’a plus d’utilité aujourd’hui que ce soit pratique et même symbolique.

Rien que de 2010 à 2020 nos sociétés ont changé et nous avons acquis de nouvelles habitudes qui ne sont rien d’autres que des coutumes et des traditions, aujourd’hui nous ne les considérons pas comme tel mais elles le seront bientôt et je viens du future pour vous l’annoncer lol.

Plus sérieusement, je suis un progressiste libéral, je l’assume et je comprends ceux qui sont conservateurs après tout que nous restera-t-il de nos prédécesseurs si on remplace tout par souci de progresser ? Je pourrais répondre qu’il nous restera notre ADN mais c’est peut-être insuffisant alors je vais répondre qu’il nous restera au mieux leur expériences que nous pourrons observer/exploiter en continu dans les musées et au pire rien.

En ce qui me concerne, ça ne me dérange pas mais ceux qui sont dérangés par la peur de perdre leurs coutumes devraient faire l’effort de la remise en question afin de mettre fin aux pratiques qui asservissent leurs semblables, afin d’œuvrer au bienêtre de tous.

Aucun humain n’est libre si d’autres souffrent.

Gloire Wanief, 14/08/2020

« VOUS EXAGEREZ »

En début de mois, après seulement 48 heures, oui SEULEMENT, de tapage médiatique et d’indignation autour de ce qui s’est passé sur le plateau de La Télé d’Ici Vacances, une suspension et deux condamnations, certaines personnes trouvaient que celleux qui continuaient et continuent de réclamer justice sont dans l’EXAGÉRATION !

Intéressant…

Décortiquons cela pour voir où cela va nous mener.

Par définition exagérer c’est :
1- Parler de (quelque chose) en présentant comme plus grand, plus important que dans la réalité.
2- Grossir, accentuer en donnant un caractère (taille, proportion, intensité, etc.) qui dépasse la normale.

Ces personnes estiment que celleux qui continuent de réclamer justice veulent faire paraître cette affaire plus grande, plus importante que ce qu’elle est en réalité.

« C’était une erreur, ces intentions étaient bonnes mais il a juste manqué de professionnalisme. » Disent-elles.

Ces personnes estiment que nous, qui nous indignons toujours, voulons donner à cette affaire un caractère qui dépasse la normale.

« Nous voyons déjà ce genre de chose tout le temps, qu’est-ce qui vous choque ? Vous aviez juste une dent contre le monsieur. » Disent-ils.

Quelle est donc cette « normale » qu’iels estiment que nous dépassons ?

Pour rappel, le lundi 30 août lorsque cette scène macabre se déroulait et que des voix se sont élevés pour gronder tel le tonnerre contre la Nouvelle Chaîne Ivoirienne (NCI), monsieur Yves De M’Bella et son « ex »-violeur d’invité sans oublier madame Emma Lohoues ainsi que le public présent sur le plateau, les mêmes personnes disaient déjà qu’on exagérait !

Une suppression de la vidéo a été demandé, elles ont dit :

« La NCI a supprimé la vidéo, vous voulez quoi de plus ? »

Des excuses ont été demandé, elles ont dit :

« La NCI s’est excusé, vous voulez quoi de plus ? »

« Yves De M’Bella s’est excusé, vous voulez quoi de plus ? »

D’autres sanctions plus sévères ont été demandé :

« Yves De M’Bella a été suspendu, vous voulez quoi de plus ? »

« L’émission a été arrêté définitivement, vous voulez quoi de plus ? »

« Yves De M’Bella est en garde à vue, vous voulez quoi de plus ? »

« Yves De M’Bella a été condamné, vous voulez quoi de plus ? »

En réalité, ces personnes estiment que nous ne méritons rien, que les femmes ne méritent rien.

Car depuis le premier cri d’indignation à propos de cette émission et son animateur, ces personnes trouvaient déjà qu’on exagérait, elles estimaient déjà que nous voulions faire paraître cette affaire « plus importante qu’elle est en réalité ».

Pour eux cette affaire n’a pas d’importance, les réactions sont disproportionnées…

Elles nous accusent même d’avoir été silencieux face à d’autres problèmes tel que l’augmentation des prix des denrées alimentaires qui selon eux touche tout le monde et par tout le monde ils entendent « pas seulement les femmes. »

Parce qu’il s’agit de ça en réalité, il s’agit des femmes, de leur dignité, de leurs droits, du respect qui leur est dû et puisque pour elleux les femmes ne méritent pas plus de considération que ce qu’elles ont déjà, nos réactions face à cette affaire sont exagérées voir même illégitime.

Et c’est là tout le fond du problème : la considération des femmes dans la société.

À une heure de grande écoute, sur une chaîne de télé suivie par des millions de personnes, un animateur connu et reconnu se permet de rigoler du viol, de parler avec légèreté du viol, de banaliser les maux de milliards de femmes, les gens trouvent que l’EXAGÉRATION vient de nos réactions et iels veulent prétendre respecter les femmes !

S’iels avaient de la considération pour les femmes, iels ne trouveraient jamais que nos réactions sont exagérées, au contraire iels trouveraient que nous n’en faisons pas suffisamment, iels trouveraient que les femmes sont dans leur droit et qu’il faut aller encore plus loin pour que plus jamais une telle action se reproduise en Côte d’Ivoire ou ailleurs dans le monde.

Mais iels nous ont montré que nous ne sommes pas dans cette société utopique où les droits des femmes sont des droits humains…

QUAND LE BUZZ VA FINIR, NE VENEZ PLUS DEMANDER AUX FÉMINISTES CONTRE QUOI ELLES LUTTENT !!!

D’ailleurs en parlant de droits humains, même eux sont inexistants dans nos sociétés…

En effet, ce qui s’est passé sur le plateau de La Télé d’Ici Vacances et les réactions qui ont suivi sont une belle illustration de notre société de manière globale, c’est la norme, la fameuse « normale » à ne pas dépasser.

Nos sociétés baignent dans un chaos total où les autorités piétinent sans ménagement les droits des citoyens qui observent impuissants. Le peuple a tellement l’habitude de se faire marcher dessus qu’il est devenu normal pour lui d’être traité de façon injuste, le peuple pense qu’il mérite cette injustice.

« C’est seulement par la chicote qu’on peut éduquer les Noirs » Disent-ils

« Ce qu’il nous faut pour être développé c’est un vrai dictateur. »

« La démocratie ce n’est pas pour les africains, nous n’obéissons qu’à la violence. »

En vrai

Quelle est la différence entre :

– la femme mariée qui accepte l’infidélité, parce qu’elle estime que c’est dans la nature de l’homme d’être insatiable, à condition que ce dernier la respecte en la trompant en cachette et accompli ses devoirs d’époux.

Et

– le jeune diplômé qui accepte que le président viol la constitution, parce qu’il estime que les politiciens sont des menteurs, à condition qu’il maintienne la paix, construise quelques routes et ponts, et surtout lui permet d’avoir un emploi.

Pour ma part il n’y a aucune différence entre ces deux entités extrêmement distinctes en tout point, pour la simple raison qu’il s’agit là de deux personnes écrasées par le poids de la tyrannie socialo-politique, s’oubliant elles-mêmes et plutôt que de rechercher le meilleur, elles ont décidé de se contenter du peu, du médiocre.

Oui, l’époux infidèle est un homme médiocre et le président dictateur est un politicien médiocre.

Regardez bien notre société, observez là, et constatez par vous-mêmes à quel point nous sommes très peu exigeants.

Nous valorisons la médiocrité dans toutes les sphères de la société, nous supportons tout ce que les personnes que l’on considère comme ayant de l’autorité nous font subir, sans pouvoir mener une quelconque rébellion.

De la même façon les parents amis et connaissances demandent au jeune brillant rempli de rêve et d’espoir d’éviter de parler politique, d’éviter de critiquer les politiques, c’est comme ça on demande à la femme de se taire sur les abus qu’elle subit de la part de son époux ou des hommes en général.

Le silence, c’est notre seul droit à tous.

Nous n’avons pas droit à la rébellion, nous devons nous réjouir lorsque le président fait bien son travail et prier pour lui lorsqu’il deconne.

C’est ainsi que la femme doit se réjouir d’obtenir l’argent de décembre de son chéri et prier pour lui lorsqu’il est infidèle.

Le peuple ne peut pas et ne doit pas penser à obtenir mieux que ce qu’on lui donne déjà, la femme aussi.

Pour moi tout est lié, absolument tout est lié, sans liberté sociale, pas de liberté politique. 

Et dans cette pyramide sociale d’injustice, la femme est le carré qui réceptionne tout.

C’est pourquoi mon combat social, culturel et politique demeure tourné vers la promotion de l’égalité des sexes.

L’apprentissage de la rébellion, du refus des abus commencent au sein des familles, les enfants apprennent à tolérer les injustices en voyant leurs pères traités injustement leurs mères et lorsqu’ils vivent l’injustice à l’extérieur de la maison, ils la trouvent acceptable.

Sérieusement, qu’est-ce qu’un homme qui bat sa femme ou une femme qui viol son neveu peut apprendre à ces derniers au sujet de la rébellion, du refus des diktats !?

Qu’est-ce qu’une femme ou un homme violé.e a de multiples reprises sans obtenir justice peut espérer de la justice lorsqu’un ministre détourne les fonds publics !?

Je ne dis pas qu’en luttant pour l’égalité des sexes, nous allons éradiquer toutes les injustices sociopolitiques mais nous allons apprendre aux gens à ne pas tolérer l’injustice comme c’est le cas aujourd’hui.

Des gens qui suivent avec ardeur Kemi Seba sur internet et dans les rues de villes africaines mais à la fin du meeting, ils rentrent chez eux et frappent leurs épouses, peuvent véritablement faire quoi contre la dictature ? Ils ont le germe du totalitarisme en eux.

Il n’y aura pas de libération de l’Afrique sans la libération de toutes les personnes marginalisées, plus précisément sans la libération des femmes.

Et si l’équilibre de vos familles reposent sur l’exploitation des femmes, nous viendrons les détruire les unes après les autres.

J’invite donc les détracteurs du féminisme africain à prendre exemple sur les femmes, les féministes africaines qui chaque jour « EXAGERENT » afin que plus aucun mal ne soit fait aux femmes. Il est hors de question de se rebeller avec le sourire, il est hors de question de tendre l’autre joue, il est hors de question d’attendre que la situation s’arrange toute seule. Il est temps de penser la révolution et de panser nos blessures.

Je remercie toutes les vaillantes femmes africaines qui m’inspirent et me donner l’envie et l’opportunité de participer depuis ma modeste position à la construction d’une Afrique dont nous serons tous fier.

« LES FEMMES DOIVENT SE BATTRE »

Ce matin, j’ai vu un commentaire sur une publication dont j’ai oublié l’auteur qui disait en substance que les femmes doivent se battre comme les hommes pour mériter une place et que rien ne leur sera cédé…

Ce commentaire vient rejoindre les nombreuses tirades que j’ai lu ou entendu depuis toujours au sujet des droits des femmes, au sujet de la place des femmes dans la société… Il y a toujours ce propos récurrent qui sous-entend que les femmes sont responsables de leur situation car elles ne se battent pas pour que cela change.

D’abord une question, quelle bataille les hommes ont-ils mené et remporté pour être les chefs dans la famille et par extension dans la société ?

Si la domination de l’homme sur la femme est un fait divin, une décision ou une disposition de Dieu depuis la création alors les hommes n’ont aucun mérite, les hommes n’ont mené et remporté aucune bataille.

Bon ceux qui ne croient pas en Dieu pourraient plutôt considérer que cette domination est un fait naturel, une disposition aléatoire de la nature comme la couleur des yeux ou le résultat d’une sélection progressive liée à l’environnement comme la couleur de la peau.

Dans les deux cas l’homme n’a aucun mérite et n’a mené aucune bataille particulière pour être considéré comme chef de la famille et de la société par extension. Ça lui est tombé dessus comme ça et lui-même doit se débrouiller avec, tout le monde doit se débrouiller avec.

Et si l’on reste figer dans ces deux cas de figure, l’on peut dire que c’est peine perdue, que le combat pour l’égalité des sexes est peine perdue dans la mesure où il s’agit de lutter contre une chose naturelle donc dépendante de la volonté de personnes. Le coq ne pourra jamais devenir un aigle et il ne peut même pas le désirer, sa nature est d’être un coq et il ne peut pas aller contre sa nature.

Cela suppose alors que la lutte pour l’égalité des sexes est une lutte contre nature…

Mais il y a une réalité intéressante derrière tout ça c’est que l’humain, tout comme les autres éléments qui composent l’univers, ne peut pas aller contre sa propre nature.

Chaque action, chaque désir, chaque réalisation humaine sont possibles parce que c’est dans la nature humaine de rendre ces choses possibles. C’est naturel que l’humain veuille voler comme un aigle et pour réussir à voler, l’humain utilise ses capacités cognitives pour inventer une technologie qui va lui permettre de voler contrairement au coq qui n’a aucune alternative face à son incapacité à voler tel un aigle alors il ne peut donc le désirer, le coq se contente de sa situation sans espérer quoi que ce soit. Et il en est heureux.

Cela nous emmène donc à réfuter l’hypothèse d’un fait naturel ou divin concernant la domination masculine dans la sphère privée et publique, puisque les femmes désirent un changement de paradigme et ont réussi à entraîner un changement de paradigme, sans oublier que de nombreuses sociétés ont fonctionné avec des paradigmes différents du patriarcat.

Cette domination devient un fait social, une technologie mise en place par les humains grâce à nos capacités cognitives. Telle la technologie mise en place pour imiter ou reproduire les balades aériennes de l’aigle. L’humain a imaginé un ou des systèmes pour organiser la vie en groupe.

Dans ce cas de figure, deux hypothèses peuvent être mise en avant, plusieurs même mais on va se limiter à deux.

Premièrement, l’on peut considérer que le patriarcat est un contrat social, un accord entre homme et femme pour administrer la cité, accord que les hommes ont trahi de par leurs abus.

Ici aussi on peut dire que l’homme ne s’est pas battu pour être où il est, sa position est une faveur, le fruit d’un contrat qui le lie à la femme et en employant sa force contre la femme, celle-ci est en droit de rompre le contrat et exiger une renégociation des termes afin de placer l’égalité en droit en lieu et place d’une domination masculine.

Deuxièmement, considérons qu’il n’y avait aucun accord, aucun contrat, que les hommes ont imposé leurs volontés aux femmes afin d’obtenir le statut de chef de famille et de la société par extension.

Alors les violences conjugales et sexuelles ne sont plus simplement des abus de pouvoir mais des instruments de domination, des armes d’asservissement des femmes.

Ici on peut dire que oui, l’homme s’est battu, ou plutôt l’homme a battu la femme…

Dans ce cas, nous sommes dans une guerre des sexes instaurée par les hommes contre laquelle les femmes ripostent.

Ce qui est étrange c’est que les personnes qui demandent aux femmes de se battre comme des hommes sont les mêmes qui s’indignent que soi-disant le féminisme vient apprendre aux femmes à devenir des hommes, ce sont les mêmes personnes qui estiment que les femmes ne doivent pas devenir comme les hommes !

Alors si les femmes ne doivent pas devenir des hommes et que le seul moyen pour elles d’être respectée s’est de se battre comme les hommes ! Comment arriveront-elles à obtenir le respect et la considération qui leur sont dues en tant qu’humaine et citoyenne ?

Sincèrement c’est une vraie question que je vous pose, que je me pose ?

Est-ce qu’implicitement ces personnes veulent dire que la position de l’homme est la seule qui mérite respect et considération inconditionnelle ? Je pense que oui, mais ne vendons pas tout de suite la peau de l’ours ou de l’agouti (restons africain) …

Pour ma part, je pense que nous ne devons pas attendre que TOUTES les femmes posent des actions particulières, qu’elles se battent comme des hommes pour leur accorder, leur céder, ce qu’elles méritent !

Tous les hommes n’ont pas participé aux grandes batailles qui ont conduit l’humanité là où elle est aujourd’hui mais tous les hommes récoltent les lauriers, les fruits, les honneurs de ces luttes passées. L’on accorde à un homme du respect et de la considération avant de constater s’il est productif ou pas, s’il est un battant ou pas.

Mais lorsqu’il s’agit des femmes, l’on veut qu’elles soulèvent douze montagnes avec le bout du nez avant de leur accorder un seizième du quart du respect qu’elles méritent réellement et là encore ça dépend de si elles avaient porté des vêtements décents ou pas (lol) …

Evidemment chaque individu doit faire ses preuves, montrer que l’on a les capacités nécessaires pour bénéficier de telle ou telle chose, c’est la vie en société qui nous l’impose pour éviter l’anarchie. C’est pourquoi à compétences égales, l’on doit recevoir un traitement égal.

Mais lorsque certains individus obtiennent des faveurs sans prouver quoi que ce soit, c’est là qu’il y a injustice. Ou alors lorsque d’autres malgré les preuves palpables de leurs compétences, sont aussitôt disqualifiés, reçoivent des avis défavorables.   C’est là qu’il y a injustice.

Refuser d’engager une femme dans son entreprise parce qu’elle ne possède aucune des qualifications que l’on recherche et choisir un homme parce qu’il a remplit tous les critères demandés, c’est juste.

Et si à contrario c’est la femme qui est plus compétente et qu’elle est choisie, c’est toujours la justice.

Les femmes méritent les mêmes droits que les hommes.

Non, cette phrase est assez problématique. Elle renvoie à cette idée complétement barrée qui suppose que les femmes veulent simplement imiter les hommes, devenir des hommes. Alors je vais reformuler.

Tous les humains, sans distinction aucune, méritent les mêmes droits du simple fait de leurs existences.

Les femmes n’ont pas à se battre comme les hommes ou six fois plus que les hommes pour être considérée. Elles sont déjà nées, c’est la seule bataille que nous avons tous réellement remporté de ce fait elles méritent tout.

Pour aller plus loin avant que l’on me parle des différences naturelles inhérentes à chaque sexe, il est important de préciser que l’égalité des sexes renvoie à l’égalité des droits, il s’agit d’une notion théorique sur la façon que chaque individu doit être considéré.

Cependant cette notion d’égalité ne vient pas gommer les différences entre chaque individu. Elle vient puiser dans ce que nous avons tous en commun : notre humanité.

C’est parce que nous sommes tous humains que nous devons tous pouvoir décider de qui va nous diriger, c’est le droit de vote.

Mais bien qu’étant tous humains certains n’ont pas la capacité de comprendre ce qu’est le vote, ce qu’est une élection, ce que doit faire un dirigeant, du fait de leur jeune âge, c’est pourquoi à ses personnes l’on n’a pas accordé le droit de vote mais ce n’est pas définitif puisque la société prend le temps de leur apprendre ce qu’est le vote afin qu’eux aussi puissent jouir de façon pleine entière et consciencieuse de ce droit.

Autres différences, la différence biologique : cas de la grossesse.

La grossesse est un état qui touche physiquement uniquement les femmes, sauf cas exceptionnel où le géniteur ressent les douleurs de la grossesse, cela implique que concernant tout ce qui tourne autour de la grossesse, les lois et autres règles sociales seront uniquement tournés vers la femme. Cela n’est pas injuste pour les hommes puisqu’ils ne sont pas directement impactés par la situation, il est normal d’accorder aux femmes une période de repos après l’accouchement, non seulement pour s’occuper de l’enfant mais aussi pour récupérer des forces.

Ce qui était injuste, c’était de priver les femmes de la possibilité de travailler parce que potentiellement elles seront enceintes, donc peut-être en difficulté physique pendant neuf mois.

Toutefois l’on ne peut pas nier l’impact psychologique de la grossesse sur les hommes donc il faut permettre aux hommes d’obtenir pendant et après la grossesse un moment de repos où ils pourront nouer des liens avec leurs enfants et leurs femmes mais aussi porter assistance à ces dernières.

Il doit aussi exister des dispositions particulières pour les personnes à mobilité réduites et bien d’autres cas particuliers qui sont les différences naturelles entre tous les humains car nous ne sommes absolument pas tous identiques. Nous sommes simplement des semblables.

Semblable : terme intéressant utilisé dans la Bible pour désigner la femme avant sa création mais ne digressons pas. Merci…

L’on ne peut pas prendre en considération les particularités de chacun et y apporter des solutions adéquates si l’on estime que ces personnes sont moins importantes à cause de leurs différences.

Dans certaines sociétés, l’on considère que les femmes sont impures du fait de leurs menstruations. Cette façon de considérer les femmes fait qu’elles n’ont même pas le droit de partager leurs idées ou création en public pourtant il n’existe aucun lien entre ces éléments.

Pour traiter de façon adéquate cette particularité des femmes, il faut simplement considérer qu’elles sont humaines, pures, tout ce que l’on veut comme terminologie qui ne sont pas rabaissant ou qui les places au-dessus des autres. Une fois que c’est fait, les menstruations deviennent normales, banales, ainsi ce ne n’est plus la coulée de sang que l’on jugera mais le flot d’idées.

Il en est de même pour les hommes, le fait de considérer qu’ils sont des dieux parce qu’ils sont forts physiquement, fera qu’on les écoutera uniquement à cause des muscles, la férocité, la violence sans se soucier du contenu de leurs propos ou la pertinence de leurs créations et ils seront mis sur le banc de touche lorsque la force leur fera défaut.

C’est bien connu que dans nos sociétés l’on n’écoute pas les faibles.

En sommes, il est impératif que l’on cesse de nier aux individus leur particularité, que l’on cesse de rabaisser, que l’on cesse d’humilier les personnes sur des critères fallacieux. Que l’on utilise les différences pour nourrir les rancœurs, pour justifier le tort que l’on cause à l’autre.

Et plus important encore, messieurs, cherchez d’abord à porter votre bosse patriarcale, à vous déchargez de votre fardeau sexiste, de vous débarrassez de vos tares qui vous empêchent de vous émanciper de l’illusion, l’espérance d’une soumission féminine.

Vous êtes sans le savoir exclave de cette idée de domination, elle conditionne et cloisonne vos vies, vous n’êtes des hommes libres, vous êtes enchainés à une posture, un système qui vous fait souffrir et vous oblige à vous taire sous prétexte que cela fera de vous de vrais hommes.

Faites-le avant d’espérer être légitime, ce que vous ne deviendrez jamais, pour expliquer aux femmes comment mener leurs luttes. Vous n’êtes pas gênés de ne pas savoir vous occuper seuls de votre progéniture mais vous savez comment lutter contre le patriarcat !

Pardon je vais m’arrêter là avant de trop vous insulter ici sinon après vous allez dire que les personnes féministes sont impolis…

PAS TOUS LES HOMMES !

Le féminisme d’aujourd’hui est un féminisme qui lutte contre les hommes, c’est un féminisme qui veut détruire les hommes et son slogan est très simple « tous les hommes sont des violeurs, tous les hommes sont violents. » un féminisme qui veut faire passer les hommes pour des bourreaux, un féminisme qui fait une propagande nauséabonde du masculin.

Voilà un peu de façon brute un résumé de ce que certaines personnes reprochent au féminisme, c’est très intéressant, moi aussi j’ai eu à penser cela mais on va un peu essayer de décortiquer tout ça pour voir où ça va nous emmener.

D’abord il faut noter que toutes les personnes ou la grande partie des personnes qui disent cela sont d’accord avec un fait : l’homme est plus fort que la femme. D’ailleurs c’est sur cela que repose le patriarcat, l’idée que l’homme est plus fort que la femme, force physique, force mentale, peu importe dès que la notion de force intervient : l’homme est plus que la femme. Alors puisqu’il est supérieur à la femme, c’est lui qui a la gestion de la société. 

D’où l’on parle de rapport de force !

Il est très intéressant de voir l’accent qui est mis sur la force de l’homme et au cours de l’histoire humaine, de nombreuses propagandes ont été faites au sujet de cette force.

Je vais m’attarder sur un exemple de propagande en particulier : Zeus.

Dans la mythologie grecque, Zeus est le dieu de la foudre et du Ciel et le Roi de l’Olympe autrement dit le boss des dieux, la particularité de Zeus c’est qu’en plus d’être le dernier enfant du Titan Cronos, il va faire un coup d’état à son père, épouser sa grande sœur et surtout avoir de nombreux enfants avec des humaines. Tout cela faisait de Zeus l’incarnation de la force et de l’autorité sans faille, une figure masculine qui inspirait le respect et la peur.

Notons ça et faisons un peu de définition avant de continuer.

« Tous les hommes sont violents. » c’est ce que l’on reproche aux féministes de dire, de faire un amalgame en mettant tous les hommes dans ce panier immoral. 

Le mot violent ici est un adjectif issu du nom violence qui signifie abuser de sa force.

Abuser signifie faire mauvais usage de quelque chose.

En gros être violent c’est faire mauvais usage de sa force.

Notons ça et retournons sur Zeus.

Zeus est le père d’Héraclès, plus connu sous le nom d’Hercule, un demi-dieu presque aussi charismatique que son père. Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, de façon très simpliste, Zeus va coucher avec une reine et 9 mois plus tard Héraclès va naître. L’histoire d’une rencontre fantastique entre un dieu et une humaine sauf que la mère d’Héraclès n’était pas consentante pour ce rapport sexuel comme toutes les humaines avec qui Zeus a eu des gosses et en l’absence de consentement l’on peut aisément dire sans se tromper que Zeus est un violeur en série. 

Cependant tous les abus sexuels commis par Zeus ne sont pas présentés comme de mauvaises choses, Zeus étant l’incarnation du pouvoir, le modèle masculin par excellence à suivre donc ces actions ne sont pas soumises à une quelconque morale, on ne dit pas que ce qu’il fait c’est mal ou bien, il le fait c’est tout.

Par contre Hadès, dieu des enfers, présenté comme l’antagoniste en chef, l’échec, le modèle masculin disgracieux, était amoureux d’une femme, Perséphone, et il va la kidnapper. Cet acte est sans cesse présenté comme une monstruosité simplement parce que Hadès est un monstre et non par respect et considération pour Perséphone !

Tout ceci n’est que mythe bien évidement mais ces mythes ont construit nos sociétés, bien que ce soit des mythes européens aujourd’hui notre système éducatif dans son entièreté est parsemé de cette vision européenne de la société.

Que ce soit à travers des mythes ou des histoires vraies, il y a de nombreuses figures masculines présentées comme des héros qui ont posé des actes ignobles contre des femmes en toute impunité, sans que cela ne soit qualifié d’immoral et d’inacceptable.

C’est là que le féminisme intervient pour dire que les hommes usent mal de leur force contre les femmes, qu’ils sont violents. Le féminisme vient poser un interdit, vient moraliser et culpabiliser ces actions qui autrefois étaient banalisées car l’on considérait que les hommes avaient le droit de prendre et les femmes le devoir de se donner.

C’est vrai que dire « tous les hommes sont violents. » c’est un amalgame mais dès l’instant où on est d’accord pour dire que « les hommes sont plus forts que les femmes. » donc quelque part on donne aux hommes le monopole de la force, sachons que nous donnons aux hommes en même temps le monopole de la violence. Parce que l’on ne peut pas user de quelque chose que l’on ne possède pas et ici l’on considère que les femmes ne possèdent pas la force ce qui implique qu’elles ne peuvent pas l’utiliser que ce soit en bien ou en mal, seuls les hommes peuvent utiliser la force en bien ou en mal puisqu’ils sont les détenteurs privilégiés de cela.

En réalité, l’homme a toujours eu cette image de bourreau, juste qu’avant cela ne dérangeait pas dans la mesure où l’espace publique était essentiellement masculin donc les normes étaient masculines. Maintenant que les femmes prennent de plus en plus de place dans le débat public, maintenant que les attentes des femmes, les inquiétudes des femmes sont entendues et réellement respectées, on se rend compte que ce qui était héroïque est mal comme les actions de Zeus et de beaucoup de nos héros, modèles, masculins. C’est ça qui les dérange, perdre leur héros. 

Lorsque Neymar a été accusé de viol, parmi les arguments en sa faveur il y avait le fameux « il est beau, il est riche, il ne peut pas violer. » comme si sa beauté et sa richesse excusait l’abus dont il était accusé mais en effet richesse et beauté excuse les abus ou plutôt richesse et beauté donne tous les droits et il est impossible de parler d’abus puisque abus signifie également excès.

Alors lorsqu’on considère que les femmes sont à la disposition des hommes et qu’il faut être un homme fort pour le mériter, la richesse et la beauté étant des signes de force, de puissance dans notre société, tout de suite on considère que le monsieur est dans son droit et n’a commis aucun crime. C’est pour ça que nombreux continuent de défendre R Kelly en mettant en avant sa fortune et autres acquis sociaux qui font de lui un homme méritant et des femmes dont il a abusé, des femmes vénales.

Aussi vous remarquerez que dans l’esprit des gens, un homme est automatiquement considéré comme violent et violeur lorsqu’il correspond au cliché du vaurien. Un homme qui a échoué socialement et professionnellement, un homme en manque de sexe, qui n’a pas confiance en lui, un paumé, un homme qui est déjà moins homme que les autres hommes parce qu’il n’a pas de pouvoir économique, intellectuelle etc… C’est cet homme qui, lorsqu’il va frapper son épouse, sera considéré comme violent, comme étant dans l’abus, de la même façon que Hadès en kidnappant Perséphone. Mais si demain Barack frappe Michelle, on lui trouvera des circonstances atténuantes au vu de sa position sociale.

Pour terminer je ne dirais pas qu’en effet tous les hommes sont violents ou que au contraire tous les hommes ne le sont pas, c’est une discussion qui n’a logiquement pas lieu d’être. Je vais plutôt vous inviter à comprendre qu’il est important de mener une réelle remise en question de la manière que nous-mêmes hommes nous nous voyons et nous nous considérons au sein de nos sociétés.

En ce qui me concerne, cette image d’homme bourreau me dérange fortement mais je me rend bien compte que c’est une image qui a toujours existé et que ce n’est pas le féminisme qui le véhicule.

Lorsque au Nord du Cameroun, des femmes se font piler les seins depuis des siècles parce qu’on veut les protéger du regard des hommes, l’on veut éviter que es hommes abusent d’elles, cela montre bien que l’on considère que les hommes sont des prédateurs !

Si aujourd’hui ton frère qui a plus de 18 ans et qui travaille t’appelle tardivement pour te signifier qu’il est le seul garçon à une fête de filles, dans quel état d’esprit seras-tu ? Seras-tu inquiet ou pas du tout ?

Et si c’est ta sœur qui a plus de 18 ans aussi et est indépendante t’appelle tard dans la nuit aussi pour t’informer qu’elle est la seule fille dans une fête pleine de garçons, dans quel état d’esprit seras-tu ? Seras tu inquiet ou pas du tout ?

En ce qui me concerne, je serai inquiet dans le second cas parce que j’ai conscience que les hommes peu importe leurs niveaux de maturité ou de gentillesse ou de conscience sur le viol ou les violences, peuvent se permettre d’abuser de ma sœur parce que socialement les sanctions sont quasi inexistantes et c’est triste de le dire.

Surtout ici en Afrique, notamment en Côte d’Ivoire, au Congo et au Sénégal où j’ai vécu , les voleurs sont réprimés plus gravement que les violeurs, plus gravement que les hommes qui battent leurs femmes. Lorsqu’on grandit dans une telle société peut-on réellement craindre de violenter une femme ?

Et si l’on se base sur les nombreuses statistiques au sujet des violences, tous les hommes ne sont certainement pas violents mais toutes les femmes ont des raisons sérieuses de vivre dans la peur et c’est ça tout le problème.

IL est de notre devoir en tant qu’homme de militer, de lutter, à faire cesser ces atrocités si effectivement nous ne voulons pas que l’on véhicule de l’homme une image de bourreau.

Quand ton ami, rigole sur le viol, banalise les violences conjugales, que lui dis-tu ? Lorsqu’un homme en ta présence estime que les femmes ne sont que des corps à dompter, comment réagis-tu ?

Les violences faites aux femmes par les hommes sont un fléau qui doit être éradiqué, cela passe par la mise en place de lois mais surtout par l’éducation, alors réapprenons le monde pour nous et pour elles.

Mourir comme Tsonga. (6/31)

Mes parents travaillaient dans la pâtisserie de la famille Des Noix, nous étions leur boy. Je n’avais ni frère ni sœur. Deux autres familles y travaillaient, la famille du vieux Lossa (ses deux femmes et ses quatre enfants) et celle de Ya Mado (veuve avec trois enfants). Monsieur Des Noix était marié et avait deux enfants. Ce jour-là, Violette, la fille de monsieur Des Noix, fêtait ses dix-huit ans. Madame Des Noix organisa une très grande fête, tous les Blancs de la ville furent conviés. Les Noirs passèrent la journée à tout préparer. Ma mère fit le gâteau le plus énorme que j’ai eu la chance de voir. Tous les invités le trouvèrent délicieux mais ma mère n’a jamais su quel goût avait ce gâteau ni aucun autre repas qu’elle servait aux Blancs car nous n’avions pas le droit de goûter ce que les Blancs devaient manger. Plus d’une fois j’ai eu envie de les empoisonner mais une autre famille de Blanc nous prendrait et nous maltraiterait. La famille Des Noix était la plus sympathique de la ville – il fallait le reconnaître.

A minuit, la fête avait pris fin. Une heure plus tard la maison était propre et silencieuse, nos maîtres nous permirent d’aller nous coucher. Je finissais de tout ranger puis je me glissais sur ma natte.

  • Hé ! Tsonga, chuchota N’kélé la fille du vieux Lossa, Mademoiselle Des Noix te demande dans sa chambre tout de suite.
  • Bah, moi elle me les brise des noix, murmurais-je.
  • Que dis-tu ?
  • Rien, j’y vais.

 Violette et moi étions de bons amis. C’était grâce à elle que mes parents se retrouvaient là-bas. Avant ils étaient boys à la ferme Duval où les animaux étaient mieux traités que les Noirs. Tous les noirs qui y travaillaient rêvaient de quitter cet endroit. Agée d’environ deux ans, Violette et ses parents y passèrent les vacances car le vieux monsieur Duval était son grand-père. Elle fut mordue par un serpent, aucun médecin ne réussit à fabriquer un sérum pour elle. Pendant qu’elle agonisait ma mère se proposa de la guérir, les Blancs se moquèrent d’elle, madame Des Noix accepta de lui donner sa chance, elle lui tint exactement ce langage « Sauver ma fille et devenez ma bonne ou mourrez avec elle ». La suite est évidente.

Je frappais doucement à sa porte, j’hésitais un moment avant de frapper à nouveau, la porte s’ouvrit devant moi. La lumière de la lune éclairait la chambre, je distinguais parfaitement tous les éléments se trouvant dans cette chambre. J’y étais venu plus d’une fois mais ce soir-là je me sentais étranger dans cette pièce beaucoup plus grande que notre salon. Toute la chambre était rose – sa couleur préférée était le bleu et elle s’appelait Violette, beaucoup trop de couleur à mon goût. Son lit était grand et se trouvait au fond de la pièce, les emballages des cadeaux qu’elle avait reçus encombraient le sol – elle m’avait certainement appelé pour le nettoyage – j’entendais le grincement de la porte qui se refermait derrière moi. J’étais angoissé, que me voulait-elle ? Elle me faisait toujours faire des trucs dangereux – en réalité pas dangereux juste qu’un Noir ne devait pas les faire avec une Blanche. Je ne comptais pas le nombre de fois que son frère et son père m’ont battu à cause de ses coups tordus – j’aimais faire toutes ces bêtises peu importe les retombés. Et je me demandais quelle chose grave me demanderait-elle de faire pour elle cette fois ci, je brûlais d’impatience. 

  • Bonsoir Wilfried, disait-elle d’une voix tremblante.

Wilfried est le nom que les Blancs me donnaient. Je fronçais les sourcils en guise de protestation, je lui interdisais de m’appeler par ce nom qui me faisait perdre ma personnalité. Elle reprit encore plus calmement.

  • Tsonga, je suis ravie de te voir ce soir. Tu m’as beaucoup manqué.
  • Bonsoir Violette, répondais-je d’un air suffisant. Sache que ne pas te voir m’a fait le même effet que maintenant c’est-à-dire aucun.
  • Pourquoi es-tu toujours si dur avec moi Wil… Tsonga ?

Elle prit son visage entre ses mains.

  • Parce que c’est comme ça, et surtout ne pleure pas. Tout d’abord joyeux anniversaire ensuite pourquoi suis-je là ?
  • Merci c’est très gentil, en le disant elle releva la tête et me sourit, se mit à sursauter sur place et continua sa phrase. J’ai maintenant dix-huit ans et mon fiancé, John Brown, qui en a vingt-cinq veut qu’on se marie dès la semaine prochaine.
  • Bon débarras, tu ne m’apportes que des ennuis. Stop, arrête de pleurer, tu vas m’énerver Violette. Je croyais qu’on pouvait rigoler, après tout j’y peux rien moi, tu es Blanche c’est lui ton homme pas moi.
  • Je sais que toi et moi ça n’arrivera jamais, dès demain je me mettrai dans les préparatifs de mon mariage avec cet homme. Je suis vierge Tsonga.
  • Et alors tout le monde le sait ce n’est pas une nouveauté.
  • Je dois donner ma virginité à mon époux qui est censé être l’homme que j’aime. 

Elle me regardait intensément, sortait de la pénombre dans laquelle elle était et je la voyais. Elle avait lâché ses cheveux en arrière, ils étaient longs et noirs, ils retombaient sur ces épaules minces, elle portait une petite robe de chambre en soie blanche avec de la dentelle au niveau de la poitrine, ses tout petits seins se faisaient à peine remarquer.

  • Je veux donner ma virginité à l’homme que j’aime. Tsonga, tu es l’homme que j’aime.

A ces mots, ses tétons devinrent visibles, ils pointaient vers moi comme pour me dissuader de faire autres choses que ce qu’elle désir. Que désirait-elle ?

  • Je pense que… 

Elle se courrait vers moi et plaçait ses doigts sur ma bouche pour me faire taire.

  • Ne dis rien, chaque fois que tu parles c’est pour me faire mal au cœur, ce soir je veux que tu me fasses mal un peu plus bas. 

Ses lèvres s’entrouvrirent, elle souffla sur moi comme pour m’envouter. Alors c’était donc ça la sorcellerie blanche.

  • Je ne l’ai ja… 

Elle enfonça ses doigt dans ma bouche, je reconnu la fraise que mère avait mise dans le gâteau, j’étais le seul noir à connaitre le goût de ce fichu gâteau – encore une loi qu’elle venait de me faire enfreindre. 

  • Tais-toi et baise-moi. 

  Je finis de sucer ses doigts puis je les retirais de ma bouche.

Elle commençait à se caresser, je n’ai jamais vu une personne le faire mais je savais qu’elle s’y prenait mal parce que ça ne me faisait pas l’effet voulu – ou peut-être que ça ne marchait que sur les Blancs.

Ses doigts glissèrent le long de ses côtes, elle se caressait les cuisses pour moi, elle remontait sa robe laissant paraitre sa petite culote en dentelle blanche – Ce jour le blanc devint ma couleur préférée – avec sa main gauche, elle frottait sa petite culote juste devant son minou – ce qui me faisait miauler de plaisir. Elle se frottait le minou à travers le tissu de haut en bas à un rythme régulier, lorsqu’elle remarqua que cela me faisait de l’effet, elle sortit son sein droit avec sa main libre. Il était pâle, mais au contact de ses doigts il prenait vit et durcissait, son téton devint pratiquement sanglant tellement il rougissait et pointait vers moi. Instinctivement, je me dis que je ne pouvais pas rester à ne rien faire, je me levais, prenais son sein dans ma main, il eut l’air encore plus minuscule qu’avant mais je m’en foutais.

  • Prends-le dans ta bouche Tsonga, prends-le.

Je le pris dans ma bouche, il avait un goût exquis, je ne pouvais le comparer avec aucun des aliments que j’avais consommé jusque-là. Je le suçais de la même façon que je suçais mon pouce ou une mangue. Elle introduisait ses doigts dans ma chair, retirait la chemise que je portais, en gardant son sein dans ma bouche, je la soulevais et la mettais dans le lit.

  • Déchire ma culote Tsonga, déchire-la.

Je prenais sa culote dans ma main et avant qu’elle n’eut le temps de souffler, je la dechirais sur elle avec une telle violence que même moi ne me connaissais pas. Je posais ma main sur son minou, il était mouillé, on aurait dit qu’on lui avait versé de l’eau mais le liquide était trop gluant pour être de l’eau.

A ce moment je comprenais que j’allais prendre la virginité de Violette et elle la mienne. Mère m’avait dit d’attendre le mariage, elle serait furieuse contre moi et je n’aime pas désobéir à ma mère. De toute ma vie, c’est la chose sur laquelle elle avait beaucoup insisté. Je me sentais la trahir et j’en avais honte mais cette sensation était moindre comparée au pouvoir que je ressentais, je sentais que j’avais un grand pouvoir sur cette fille blanche, qu’elle était à ma merci, que j’en ferais ce que je voudrais. Nous étions dans la maison des maîtres et il paraissait que les Blancs regardaient leurs enfants dormir, je voulais être surpris en train d’arracher l’innocence de cette petite naïve. Violette ne se rendait pas compte à quel point je détestais sa famille, son frère, toutes les personnes de sa couleur pour les même raisons qu’ils nous traitaient comme des chiens. Mon visage se resserra et je pris les choses en main.

  • Retire cette robe, et appelle-moi maître. Compris ?! Lui ordonnais-je
  • Oui, maître. Chuchotait-elle au creux de mon oreille qu’elle lécha ensuite.

Une petite touffe de poils recouvrait son pubis, j’introduis légèrement un doigt dans son minou. Elle se crispait sous moi, un gémissement s’échappait de sa bouche, je l’enfonçais à moitié et m’arrêtait ce qui l’avait fait un petit repos qui dura moins longtemps qu’elle ne l’espérait et j’enfonçais profondément mon doigt. Son visage se décomposait totalement, il devenait plus rouge que d’ordinaire.

Je la regardais dans les yeux, elle avait l’air paralyser, ne pouvant dire mot, les seuls sons qui sortaient de sa bouche étaient des onomatopées incompréhensibles. Mon doigt allait et venait en elle, par erreur je frôlais une bosse à l’extérieur de son minou, au milieu de la touffe de poils et son regard changeait ainsi que ses gémissements. Je remarquais qu’elle y prenait beaucoup de plaisir alors je m’acharnais sur cette bosse.

  • J’y suis presque, continue. 
  • Que se passe-t-il ? L’interrogeais-je.
  • Je vais jouir, Tsonga, tu vas me faire jouir sur tes doigts anh.

Avant que je ne dise quoi que ce soit, son vagin se resserrait sur mon doigt, elle s’agrippait, ses ongles s’enfonçaient dans ma chair, je me sentais saigner. Le liquide gluant qui se trouvait dans son vagin se déversa sur moi. Mon phallus était devenu aussi dur que de la pierre.

Violette s’abandonnait sous moi, je la sentais perdre connaissance. 

Quelques claques la firent revenir à moi.

  • Maintenant retire ton pantalon, me chuchotait-elle.

Je me retirais du lit, baissais mon pantalon et le balançais quelque part dans la pièce mi- éclairée. Je revenais dans le lit, prenais sa main et la guidais vers mon attribut. Elle chatouillait mon ventre et mes poils qui étaient aussi nombreux que la forêt amazonienne – c’est ce que le vieux Lossa me disait tout le temps. Elle se saisissait de mon phallus et le lâchait aussitôt.

  • Mon Dieu ! qu’est-ce donc ?
  • Mon pénis.
  • Il est énorme.
  • La seule rumeur vraie que les Blancs colportent sur nous c’est celle sur la taille monstrueuse de nos pénis. Avec ça je peux t’empaler.
  • Je l’espère bien, après ça aucun homme Blanc ne me fera de l’effet et tu seras le seul à m’avoir fait sentir femme.
  • Oh mama, donc tu veux manger le requin avant la sardine ? Qu’il en soit ainsi, écarte grand les jambes.

Elle obéissait avec une grande frayeur dans les yeux, je réintroduisait un doigt dans son vagin, puis un deuxième ainsi de suite avec douceur jusqu’à atteindre la largeur que j’estimais être celle de mon phallus, donc trois doigts.

Je coinçais ses mains au-dessus de sa tête pour ne pas qu’elle se débatte. Et je me glissais en elle sans encombre.

Sa bouche s’ouvrait très grand et aucun son ne s’en échappait, une larme coulait sur sa joue. Je m’enfonçais à moitié en elle et elle ouvrait plus grand sa bouche. Je sortais lentement, une expression de soulagement se dessinait sur son visage. Je continuais ainsi jusqu’à ce qu’elle s’y habitue.

 Notre position ne me plaisait plus, tout en étant en elle, je m’allongeais sur le dos et elle était sur moi. Avec cette nouvelle posture je la pénétrais un peu plus profondément. Elle commençait instinctivement à me chevaucher, ses hanches allait et venait sur moi à un rythme lent puis rapide. Je suivais ses mouvements dans une parfaite harmonie. 

Je devenais hors de contrôle, je voulais aller plus vite et elle aussi, alors je relevais la partie supérieure de mon corps et m’asseyais face à elle. Je me rendais compte qu’à aucun moment je n’avais goûté ses lèvres, je sentais le jour se lever et je savais ce qui se passerait alors je voulais profiter de tout. Je prenais ses lèvres entre les miennes, les suçant légèrement, profondément, elle avait l’air de l’avoir déjà fait, son baisé était doux et brutal. Je me levais en la portant sur moi, ses jambes entouraient mes hanches et je décidais de la prendre comme ça. Son vagin s’ouvrait encore un peu plus. J’allais et venais à l’intérieur d’elle, l’intérieur de son vagin devenait un milieu naturel pour moi, je ne voulais pas le quitter. Une sensation parcourait ma colonne vertébrale et se logeait dans mon pénis, l’envie de l’évacuer se faisait pressante, je me mouvais plus vite en elle. Elle me mordait à l’épaule, et je lui suçais le cou. L’étreignant avec une force surhumaine, c’était si fort que j’avais peur de la casser mais je continuais.

  • Plus fort, je vais jouir, j’y suis presque.
  • Tu aimes ça, sale pute de blanche, je vais te le donner.
  • Oui, fais le Tsonga, baise-moi bien. Je ne veux rien oublier.
  • Alors ouvre les yeux et plonge ton regard dans le mien que je vois à quel point tu es faible et vulnérable quand je te baise.

Elle sortait la tête de mon cou, plongeait ses yeux dans les miens, nous étions tous les deux hypnotisés par cette sensation, cette frustration qui voulait s’en aller. Elle se cambrait sur moi, je m’accrochais à elle et je me mouvais encore plus vite. Je n’attendais que cette lueur dans ses yeux, que ce désir qu’elle avait, disparaisse. Dès que la lueur eut disparu, je m’abandonnai en elle et elle faisait pareil. Je m’écroulais sur le lit, elle sur moi, elle m’embrassait et me remerciait. J’étais vidé de toute énergie qui pouvait m’habiter. Nous étions là, tous deux haletants, sa respiration était plus irrégulière que la mienne. Je ne parvenais pas à dire un seul mot.

  • C’était magique, murmura-t-elle à mon oreille.
  • Humm
  • Tu es si beau, je t’aime.

Sa voix devenait lointaine, les premières lueurs du jour apparaissaient mais nous étions trop fatigués pour nous lever, elle s’endormait la première, je résistais juste assez pour l’entendre ronfler.

Les jours suivants, Violette et moi couchions ensemble à nouveau. Nous faisions l’amour tous les jours jusqu’à son mariage, et dans toutes les positions imaginables. Je voyais son minou grossir à vue d’œil, elle devenait de plus en plus à l’aise avec mon phallus et mes coups de reins violents. Ce qui me répugnait le plus c’est que je sentais aussi son amour pour moi grandir, dans sa tête nous vivions des moments de folles passions, elle se donnait à moi dans le but de me rendre absolument dingue de son corps. Elle voulait que je ne pense qu’à elle quand j’avais envie de sexe, que son vagin soit le seul qui me fasse de l’effet. Je ne la détestais pas mais je ne l’aimais pas non plus. Je ne ressentais rien pour elle. Effectivement, comme elle le désirait, son corps m’envoutait. Chaque fois que je la voyais avec ou sans vêtements, mon esprit devenait troublé, je ne pouvais pas réfléchir, toute mon attention était attirée par ce monde fantastique qu’elle m’avait fait découvrir. Ce monde où l’homme Noir est maître tandis que l’homme Blanc est l’esclave. Je voulais la posséder toute entière rien que pour moi seul, ce n’était pas un sentiment possessif que ressentirais un mari pour sa femme mais plutôt un enfant pour son jouer favoris.

La veille de son mariage, je lui donnais ma bénédiction en la baisant dans le jardin de sa mère. La sensation de puissance, de supériorité que j’avais lorsqu’elle était sous moi, lorsqu’elle me disait que mon pénis lui faisait souffrir c’est ce qui retenait mon attention dans cette expérience avec Violette. 

Elle épousa John  Brown, l’américain, mais son corps me resta dévoué. Elle passait chez ses parents un week-end par mois et chaque fois qu’elle en avait l’occasion. Son pauvre mari ne se doutait de rien, il me parlait – comme à tous les Noirs d’ailleurs – avec arrogance et suffisance. Je ne pouvais pas lui dire que c’était grâce à mon pénis que sa femme était heureuse dans ce mariage. Je devais toujours me rabaisser devant eux car j’étais un Noir. Elle me racontait à quel point son mari était nul au lit, qu’il ne lui faisait aucun effet. Savoir cela renforçait mon ego et mon appétit.

Après mon vingtième anniversaire, monsieur Des Noix pour la première fois et la seule de toute ma vie m’appelait dans son bureau. Une pièce beaucoup plus vaste que la chambre de Violette et presque aussi grande que la salle à manger, il y avait des livres tout le long du mur qui était à ma gauche et des trophées ainsi que des photos sur le mur opposé. Derrière moi, il y’avait un bar et au mur était accroché les têtes d’animaux que monsieur Des Noix avait tué à la chasse – la plus part d’entre eux l’ont été par mon père et le vieux Lossa – je m’étonnais de ne pas voir de têtes de Noirs – encore une preuve que nous étions insignifiants. Il était derrière une large table sur laquelle étaient posés plusieurs objets inutiles selon moi, assis confortablement dans son fauteuil en cuir, monsieur Des Noix, une cigarette à la bouche et un verre de whisky à la main, me scrutait. Il me regardait comme si c’était la première fois pourtant j’avais plusieurs fois reçu ses coups de fouet, je faisais un tour sur moi car je me disais qu’il me reconnaîtrait peut-être de dos. Lorsque mon regard revenait sur lui, il me souriait et me demandait de me déshabiller, ce que je faisais sans broncher tellement j’étais fier de ma protubérance. Il frappa son poing sur la table, roula des yeux et applaudit. Je ne comprenais plus rien. Il se leva, se rapprocha de moi et s’étouffa avec son haleine qui puait le whisky et la cigarette sans oublier cette mauvaise odeur naturelle qui le caractérisait, je ne l’avais jamais senti mais tous les Noirs de la pâtisserie en parlaient – surtout Ya Mado qui était son jouet.

  • Jeune homme, me disait-il en me regardant dans les yeux, il attendait que je les baisse avant d’ajouter. Quel est ton nom ?

Cette question était celle à laquelle j’avais du mal à répondre, quel était mon nom ? Qui étais-je ? J’avais vingt ans, j’étais assez grand pour me marier et avoir des enfants mais je n’avais pas d’identité, j’étais personne même au niveau des esclaves je n’avais pas d’importance. Voyant que la question m’étais posée, car la plupart du temps, les Blans ne demandaient pas l’identité des Noirs, ils imposaient comme par exemple mon père qui s’appelait Henri chez mosnieur Duval mais que monsieur Des Noix rebaptisa Philippe parce qu’il avait déjà un cheval nommé Henri, je décidais de devenir quelqu’un de me forger une destinée, de ne pas être comme les autres nègres qui vivaient dans la plus grande misère, qui acceptaient cette condition que Dieu avait prévu ainsi et attendaient sagement la mort en espérant aller au paradis, car d’après le prêtre Blanc – tous les hommes importants étaient Blancs – Dieu nous créa inferieur aux Blancs et si nous acceptions tous de faire pénitence par esclavage, il nous couvrira de bonheur après notre mort en faisant de nous des Blans, il suffisait de croire en Jésus.

  • Je suis Tsonga. Répondis-je sans hésitation en le regardant dans les yeux avec la même intensité que lui et peut-être un peu plus puisqu’il baissa son regard feignant de boire son verre.
  • Eh bien Tsonga, sache que dès ce soir tu changeras de propriétaire, une vieille amie de Paris est venue vivre ici et a besoin d’un boy donc je t’ai vendu à elle. Dis à tes parents que tu es le boy de la propriétaire du Centre Commercial, mademoiselle Zola, Jacqueline Zola. Tu peux t’en aller.

  Mon sang ne faisait qu’un seul tour.

Lorsque je sortais du bureau, je comprenais que tout allait changer. Je ne connaissais pas cette demoiselle mais je me disais qu’elle allait faire de moi un autre homme ou mieux elle libérerait l’homme qui est en moi. J’avais hâte d’aller y vivre. Je n’avais aucun chagrin pour mes parents, mon bonheur était prioritaire d’ailleurs il l’était pour eux aussi. Je leur annonçais la nouvelle sans aucun détour, ils étaient heureux pour moi. Toutes les femmes de l’arrière-cour me donnèrent à manger. 

Lorsque le soleil se coucha, il emporta mon ancienne vie avec ses rayons.

  • Est-il comme il faut pour ce boulot Alfred ? Demandait une dame avec autorité à M. Des Noix.
  • Il est parfait, tu ne seras pas déçue, répondait-il en me regardant et en se frottant les mains.
  • Bonsoir boy, je suis mademoiselle Zola, Jacqueline Zola. Et toi qui es-tu ?
  • Tsonga. Ravi de faire enfin votre connaissance, je serais pour vous un serviteur dévoué mademoiselle – mais qui était ce lèche-botte qui s’était emparé de moi.
  • Eh bien, tu fais fort pour ton premier jour de travail c’est bien. Alfred, merci pour tout, maintenant je vais pouvoir emménager, j’ai tellement de choses à apprêter.

Avant même que l’on me dise quoi que ce soit, j’avais déjà la valise de mademoiselle Zola sur mes épaules et je la rangeais à l’arrière de la calèche rouge dans laquelle elle était venue. Cette femme était très belle, pas autant que Violette, mais pour son âge – âge que je ne connaissais pas – elle était encore fraiche. Je voyais monsieur Des Noix baver devant elle comme MFoumou (mon chien) devant un os. Elle portait un pantalon, des bottes d’homme, une chemise et un énorme chapeau. Le pantalon faisait ressortir son derrière rebondi, ses hanches parfaites et surtout la minceur de son ventre. C’était un très beau spectacle. Elle serra quelques mains, fit la bise à madame Des Noix qui n’avait pas l’air joyeuse, fit signe de monter à l’arrière de la calèche et se dirigea vers le Centre Commercial à l’autre bout de la ville.

Le terrain sur lequel était bâti le Centre Commercial était très vaste, il appartenait à l’ancien chef du village Mfoumou Tchimbamba Tchibouela. Il céda ses terres à Michel Morpion qui fut le premier Blanc à débarquer ici, toutes les autres terres devinrent à lui car il avait l’art de la parole mais surtout il accompagnait toujours ses paroles d’actes, c’était ce que les plus vieux racontaient. Toutes les terres appartenaient désormais à la famille Morpion ainsi que tous les Noirs du village, les autres Blancs vivant ici nous prenaient en location. Dans la Résidence des Morpion, aucun Noir ni travaillait, chez eux les domestiques sont Blancs tellement ils détestent être en contact avec les Noirs, c’est uniquement pour faire du profit qu’ils étaient en Afrique et faisaient commerce des Noirs.

Le Centre Commercial était le marché des Blancs, il regorgeait de toutes les bonnes choses auxquelles les Noirs n’avaient pas droit. Le bâtiment avait un rez-de-chaussée et un niveau supplémentaire où se trouvait les appartements de mademoiselle Zola. J’y fis monter ses affaires, elle eut du mal à choisir sa chambre, il y avait au total quatre chambres, au final elle prit la plus grande chambre qui avait une terrasse avec une vue imprenable sur la forêt, les montagnes et les rivières. 

Elle me demanda d’en choisir une à mon tour, j’eus aussi du mal car ne voulant pas avoir l’air trop ambitieux. Je lui dis qu’il m’était impossible de choisir alors elle prit la chambre qui était à l’autre bout de l’appartement, lui aussi était grand et confortable mais il donnait sur la prison – c’était surement un message, mais lequel ?

Nous redescendions, elle visitait tous les magasins. Il y en avait au total vingt-quatre, avec quatre stands de plus pour indigènes. Les Noirs qui vendaient au Centre Commercial étaient des artisans, un couturier, des pêcheurs et autres qui avaient de la marchandise pouvant intéresser les Blancs. Ces Noirs étaient respectés dans le quartier indigène. 

A ce temps-là, il y avait deux catégories de Noir. Ceux qui étaient au service exclusif d’une famille de Blanc qui les nourrissait et les logeait comme mes parents et ceux qui étaient indépendants mais pas libres – sachant que tous les Noirs de la ville étaient esclaves des Morpion – leur indépendance faisait qu’il ne travaillait pas pour une famille en particulier. Ils offraient leurs services à qui le volait et le salaire assurait leurs besoins. Au quartier indigène, ils louaient les maisons qu’ils habitaient. L’argent de la location retournait aux Morpion.

  Après avoir tout inspecté, ma patronne me fit appelle dans son bureau.

  • Nous avons fait le tour des magasins et de l’appartement, beaucoup trop de chambres à mon goût. Disait-elle avec un air absent. Nous procéderons à un réaménagement des lieux Tsonga. 
  • D’accord mademoiselle. Acquiesçais-je
  • Avant d’arriver ici j’ai appris que mon nom avait une signification dans votre langue, laquelle ?
  • En kikongo, Zola signifie aime.
  • Ils ne m’ont pas menti. Désormais le Centre Commercial s’appelle « Je vous aime tous » dans ta langue. Traduction s’il te plait.
  • Munu zola béno nionso, ou si vous voulez nous pouvons prendre la forme contractée qui donne « Mu’ zol’ bén’nionso. »
  • Oui je préfère ça « Mou sol bain nionsou. »

Je faisais un effort surhumain pour ne pas éclater de rire. 

  • Il est peut-être mieux de l’appeler “Zolana” qui signifie “s’aimer”.
  • Oui, c’est mieux. Bref demain matin je veux que tu me trouves des hommes et femmes capables qui serviront de main d’œuvre pour la réfection.
  • Combien de personne au total mademoiselle ?
  • Je ne sais pas, à toi d’évaluer combien il en faudra pour que le boulot finisse demain soir. Et je les veux à six heures pétantes et les travaux commenceront trente minutes après.
  • D’accord mademoiselle.
  • Maintenant laisse-moi.
  • Merci mademoiselle, bonne nuit à vous mademoiselle.
  • Humm

Les travaux furent exécutés dans le temps imparti et tous les ouvriers que j’avais conviés furent grassement payer. Ils me remercièrent de toutes les façons qu’ils purent, mon nom commençait à retentir dans le quartier indigène. Ils me surnommaient « A pesaka mosala », ce qui voulait dire « le donneur d’emploi. » 

Les mois passèrent et mon travail au Centre Commercial prenait de plus en plus de place. Je ne trouvais plus vraiment d’occasions pour rencontrer Violette alors lorsqu’une se présenta nous sautions dessus sans hésitation. 

Violette et son mari vivaient au campement pas très loin de la ville où nous étions, John y était Commandant. Mademoiselle Zola voulait visiter la région et pendant tout un weekend « Zolana » fermera. Les gens se plaignaient mais elle s’en foutait. Nous prîmes la calèche et foncèrent au campement militaire. 

Le Commandant nous recevait chez lui. 

Pendant que les Blancs dînaient, je préparais mon lit de foin car je dormais avec les chevaux cette nuit-là. Je m’asseyais comme un bébé, le foin était moins confortable que mon lit chez mademoiselle Zola mais ce n’était pas ça qui allait m’empêcher de dormir.

  • Hé ! réveille toi, gros paresseux. Me disait une voix de femme.

Je ne réagissais pas. Des mains douces commencèrent à caresser ma poitrine, j’ouvrais un œil et je distinguais parfaitement la silhouette de Violette. Nous ne nous étions pas vus depuis près de trois mois. Elle était plus belle et passionnée que d’habitude. C’était une bonne chose car je l’étais aussi.

  • Bonsoir Violette, murmurai-je.
  • Je suis vexée, mes caresses ne t’excitent pas ou peut-être que cette femme a pris tes couilles.
  • Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes ?
  • J’ai vu comment tu lui léchais les bottes. 

Elle posa un baisé dans mon cou et commença à me lécher l’oreille.  

  • C’est ma patronne, et tu ne devrais pas être jalouse, toi c’est tout ton corps que je lèche.
  • Jusque-là je ne vois pas ta langue faire son boulot. 

  Elle descendit vers ma poitrine, fit tournoyer sa langue sur mon téton et le mordit. La douleur réveillait en moi le désir. Sa main gauche caressait mon entrejambe et l’autre était sur sa poitrine. Je commençais à durcir dans mon pantalon. Elle m’embrassa, ses lèvres étaient chaudes, juteuses, elles avaient le goût du vin, la sensation de ses lèvres contre les miennes était exquise. Elle m’embrassait lentement, à me faire mourir d’envie. Le plaisir se décuplait lorsqu’elle glissa sa main dans mon pantalon et se saisit de mon pénis, elle le massait, au même rythme qu’elle m’embrassait, de haut en bas. J’étais au bord de l’implosion. 

Puis j’entendis retentir le bruit d’un canon, je ne sentais plus mes membres, ni les caresses délicieuses que me prodiguait Violette, j’avais froid pendant un cours instant et je ne voyais plus rien, tout était sombre, je me sentais me vider et je sentais au loin comme une source de chaleur et instinctivement je marchais vers elle ou peut-être que je volais, je ne sais pas mais la chaleur devenait de plus en plus intense. Je ne pouvais plus rien faire, je n’entendais plus Violette, je ne pouvais plus parler, je ne comprenais pas.

VOUS LUTTEZ POUR QUELS DROITS ?

VOUS AVEZ DÉJÀ TOUS LES DROITS, DITES MOI OÙ EN AFRIQUE VOS DROITS NE SONT PAS RESPECTÉS ?

Ici et là en Afrique nous voyons depuis des années des gens s’organiser en partie politique ou en association pour faire sur internet, dans les écoles et partout ailleurs la promotion du changement sociopolitique.

Ces personnes que l’on peut aisément appelé Opposants font la critique acerbe des dirigeants des pays du continent, leur reprochant d’avoir passé trop de temps au pouvoir et de n’avoir pas bien géré la chose publique sans oublier de rappeler qu’ils abusent trop souvent du pouvoir, d’utiliser ce pouvoir pour servir leurs propres intérêts.

S’il est vrai que ce combat fût noble à une certaine époque, aujourd’hui cette lutte n’a plus lieu d’être, cette lutte n’a plus aucun fondement réel d’existence.

Au départ les gens voulaient une ouverture politique, le multipartisme. Aujourd’hui c’est chose faite, le monopartisme est derrière nous, des élections sont organisées et les peuples choisissent eux-mêmes ceux qui vont les représenter dans les lieux de décision.

En quoi est-ce de la dictature si depuis 2002 les congolais choisissent en toute liberté Denis Sassou NGuesso pour diriger le pays ? Il suffit de voir comment le peuple se mobilise à chacune de ses sorties pour comprendre l’amour et le respect qu’ils ont pour lui. Peut-on ainsi aimer un dictateur ?

Vous me parlerez de limitation de mandat ou d’âge mais en 2016 c’est le peuple ivoirien qui a lui-même dit OUI au changement de constitution et en 2020 c’est encore le peuple ivoirien qui a demandé à Alassane Dramane Ouattara de se porter candidat aux élections, proposition qu’il a accepté dans un élan patriotique.

Toutes les constitutions de tous les pays africains sont une preuve palpable que ces pays sont des démocraties, des pays de droits, des pays où chaque citoyen est libre de s’exprimer, libre de travailler, libre de voyager, libre de vivre comme il l’entend, comme il l’espère.

Mais le peuple africain est paresseux, les gens ne travaillent pas, refusent de travailler ce qui explique largement les énormes taux de chômage !

C’est parce qu’aucun congolais n’était suffisamment qualifié que l’état s’est senti obliger de faire appel à un Canadien pour gérer le plus grand hôpital du pays ou encore de recourir à des entreprises chinoises pour la construction des routes et autres infrastructures. Bon c’est sans compter l’incivisme populaire qui entraîne la dégradation de ces édifices.

Les congolais détruisent les routes pour ensuite se plaindre du manque de route !

Bientôt le 1er Mai, fête du travail, nous verrons les jeunes et les adultes, les chômeurs et les travailleurs, tous unis comme une main, inondés les bars et boîtes de nuit plutôt que de revendiquer de meilleures conditions de travail.

De toute façon ils ne comprennent pas la démocratie, ils ne comprennent pas le concept de liberté individuelle.

Ils veulent les droits sont les devoirs qui vont avec.

Exemple vivre dans un pays où l’on a accès à internet mais refuser d’en payer le prix en se plaignant que c’est trop cher pour eux. Ce n’est pas trop cher, vous vouliez internet alors payez internet, c’est simple non !

Ils accusent les dirigeants de faire du favoritisme en choisissant uniquement les gens de leurs familles ou leur entourage pour servir la Nation pourtant nous savons tous que c’est dans les familles présidentielles que se trouvent les compétences !

Plutôt que de travailler, ils s’inventent des excuses, ils s’inventent des bâtons dans les roues au lieu d’accepter leur incapacité à avancer.

Ne parlons surtout pas du néocolonialisme, ce nouveau mot, ou plutôt ces nouveaux maux, qu’ils se sont inventés pour justifier leur dernière place sur l’échiquier politique mondial.

D’abord ils sont incapables de définir ce qu’est le néocolonialisme et ils traitent de vendus, nègres de maison, tous les africains qui ne pensent pas comme eux.

De la pure victimisation !

Sur le continent comme ailleurs dans le monde les africains ont tous les droits, ils ont les mêmes droits que tous les individus alors pour quoi luttent les panafricanistes ? Les Opposants politiques ?

Ils ne connaissent que la violence, rappelons nous de ceux qui se font appeler Combattants, qui prétendaient lutter contre la dictature en RDC demandant le départ de Joseph Kabila, privant les artistes de concert, allant jusqu’à créer une émeute pour empêcher Fally Ipupa de prester à l’Accor Hotel Arena.

Rappelons nous de Urgences Panafricanistes de Kemi Seba, des extrémistes, qui ont brûlé des billets de 5000 FCFA dans des pays où plus du quart de la population survit avec moins de 500 FCFA par jour, cet argent brûlé n’aurait pas été plus utile aux personnes démunies ?

Ils ternissent tous l’image de ces causes nobles pour des questions d’egos personnels, ils prennent des maux personnelles pour en faire des luttes collectives.

l’Afrique est un continent en paix et les dirigeants africains sont des acteurs de cette paix et cette stabilité.

Il est important de revoir la façon de lutter et surtout de faire l’effort conscient d’annihiler toute virulence dans vos propos.

Faites preuves de plus de douceur, plus de modération et surtout plus de retenu dans vos discours, dans vos revendications car il est intolérable que vous manquiez de respect aux autorités de nos pays.

Ne suivez pas les occidentaux comme des moutons, voyez ce qu’ils ont fait à Khadafi, aujourd’hui les Libyens le regrettent.

Protégez et aimez vos dirigeants.

Voilà mon conseil pour vous et ce n’est que mon avis sinon je salue toutes les personnes qui mènent réellement le combat de libération de l’Afrique.

Ceux qui comme Paul Kagamé ont compris que la lutte n’est pas contre les Blancs.

Ceux qui comme Kouadio Konan Bertin ont compris que la lutte n’est pas contre le président Alassane Dramane Ouattara.

Ceux qui respectent les autorités du continent et reconnaissent que toute autorité vient de Dieu.

Sachez que je vous aime et vous admire pour votre noble et beau combat.

Soyez tous bénis, les vrais anti-impérialistes, les vrais défenseurs de l’Afrique, surtout ne laissez pas les faux devenir l’image publique de votre lutte, vous devez les dénoncer sur la place publique, vous devez les faire taire avant qu’ils ne décrédibilisent encore plus votre lutte.

Marien Ngouabi, officier et homme d’Etat congolais, né le 31 décembre 1938 à  Ombele, mort assassiné le 18 mars 1977 à  Brazzaville. Il a été président de la République du Congo (puis de la République populaire du Congo) du 31 décembre 1968 à  sa mort. (c)Archives Jeune Afrique/REA *** Local Caption *** Marien Ngouabi