Je n’ai pas trouvé un titre adéquat mais lisez ça.

En 2020 j’ai créé une page Facebook, aujourd’hui je suis à plus de 1 000 abonnés et malgré les remarques pertinentes voir insistantes de ma copine au sujet de la nécessité d’être plus actif sur cette page, je n’y vais pratiquement jamais.

J’ai beaucoup de mal avec cette page Facebook, chaque fois que j’y vais j’ai l’impression que je dois devenir une autre personne, j’ai l’impression que je dois modifier ma façon de communiquer, afin d’être professionnel, d’être pris au sérieux.

Être pris au sérieux !

C’est certainement mon plus gros complexe, le syndrome de l’imposteur, mon problème majeur.

Chez moi ce syndrome est certainement multiplié par 10 car lorsque je cherche dans tous les domaines où j’exerce, je ne vois aucune option, aucun argument de légitimité.

Le féminisme ? Je ne suis même pas une femme pour commencer et pour la suite, n’en parlons même pas.

La littérature ? J’étais nul en français durant tout mon cursus primaire jusqu’au secondaire et j’ai lu mon premier roman en Terminale.

L’entrepreneuriat ? La seule entreprise que j’ai lancé a fait faillite avant même de commencer à sérieusement fonctionner.

J’ai obtenu mon baccalauréat en 2014 et 7 ans plus tard, je n’ai toujours pas de diplôme universitaire donc je ne peux même pas prétendre être un technicien en bâtiment ou un aspirant architecte…

Sur mon profil personnel, je me sens à l’aise de poster chaque jour, à chaque heure parce que c’est amusant, je m’y suis comme dans ma tête et je m’en fous d’y être jugé sur mes compétences ou autre mais ici c’est différent et cela me tourmente.

Je suis tourmenté par l’avenir, par ce que je suis censé devenir.

Dans cette société compétitive, où il faut se comparer à l’autre ou à soi-même, surpasser l’autre ou soi-même…

Difficile de réellement prendre la température de son âme, les ports sont bouchés par l’enculade capitaliste.

Mais ce serait totalement faux de tout mettre sur le dos du capitalisme.

En réalité, peut-être que je me sens illégitime parce que lorsque j’éteins mon téléphone portable je ne passe pas mes journées à lire ou écrire ou encore à aider des femmes victimes de viol. Non, je glande devant Netflix ou Prime Vidéo.

Certainement je me sens illégitime parce que chaque centime que je gagne avec mes livres fini dans je-ne-sais-quoi car j’ai un gros problème pour gérer mes finances, c’est une vraie torture et comme avec la masturbation et le porno, je ne fais rien pour arrêter !

Gars, je te dis que ma vie commence lorsque j’allume le téléphone souvent je me demande si je serai toujours activiste et romancier le jour où ils fermeront définitivement internet !

C’est tragique.

Mes vices, mes démons…

Loin du glamour et des speeches de motivation pour pousser chacun à se développer personnellement, ce rêve surréaliste vendu à des individus mal dans leur peau en quête de renouveau, de changement mais rarement engagé à changer.

Je suis l’un d’eux.

Il y a 5 ans, j’étais mal dans ma peau, je ne croyais même plus en l’existence de Dieu, j’avais besoin d’une béquille suffisamment solide pour me porter. C’était plus simple de prendre une béquille plutôt que d’essayer de réparer mon cœur fracturée.

J’ai abandonné mes études, deux fois, sous prétexte que ça ne m’intéressait plus ou que les cours n’étaient pas au niveau alors qu’en réalité le problème c’est que j’ai peur de grandir et d’assumer les responsabilités qui s’attachent à cette fonction.

Oui, finir mes études et devenir autonome c’est quelque chose que j’aurai dû faire il y a deux ans mais niet.

Que ce soit à l’école où dans mes autres projets, chaque fois que l’objectif est prêt d’être atteint, chaque fois que les étoiles s’alignent devant moi, je recule.

Normalement il y a 2 ans, mon entreprise, Embhistore devait me rendre autonome mais je me suis cassé la figuration exprès.

Mon livre Kédibonaire Ou Rien pouvait dès l’année passée me permettre de subvenir à mes besoins mais rien n’y fait, j’ai reculé.

En plus tel un drogué, ce texte c’est juste un petit moment de lucidité, vient je vais retomber dans les mêmes travers, recommencer éternellement ce cercle vicieux destructeur.

Je suis certainement l’un des meilleurs auto-saboteur, on devrait me payer pour ça.

Je refuse de travailler en entreprise parce que je n’ai pas l’humilité d’accepter de suivre la vision d’une autre personne …

Je fais tout pour ne pas évoluer malgré tout mon potentiel.

Sincèrement si dans 20 ans, je finis sous un pont avec un cancer des poumons et un milliard de dettes sur la tête, nul besoin d’accuser les sorciers ou l’État qui n’aide pas les artistes.

Non, non, revenez lire cet article.

J’écris ceci parce que désormais je m’en fous de me promettre à moi-même de changer alors que je ne veux pas, j’en ai marre de culpabiliser pour tout ça.

Je ne veux pas être une personne normale avec une vie normale, je veux ma petite vie atypique et advienne que pourra.

Irresponsable, me direz-vous ? Certainement.

Mais sachant que si je n’avais pas des frères et des sœurs, si je n’était pas fils aîné, je n’aurai même pas créé un compte Facebook encore essayer de chercher l’argent ou autre.

Ma motivation c’est eux, ils et elles sont ma force, mon moteur et je suis prêt à tout pour eux et elles.

Sauf peut-être aller contre ma nature profonde… Et c’est là que coince, ma nature profonde paresseuse est en conflit avec mon besoin insatiable de tracer un chemin radieux pour ma famille et jusqu’à présent c’est ma nature qui l’emporte.

Ce texte n’est absolument pas un appel au secours ou une demande d’assistance.

C’est une vomissure sur tapis doré.

En vrai, je suis au bord du gouffre, laissez-moi tomber car pour changer il faudrait que je souffre.

J’en ai fini.

Je bande donc je suis.

Le 02 Juin 2021, j’ai eu 25 ans et je me rends compte que ça fait 25 ans que je vis avec un pénis ! Je pense sincèrement que c’est un exploit, oui je suis sérieux, c’est un exploit parce que j’ai vécu plus de la moitié de ma vie sans comprendre cette partie de mon corps tout en étant défini par elle. Etonnant n’est-ce pas ?

En effet en tant qu’homme, mon appareil génital n’est pas juste un organe mais aussi un élément justificatif de ma place dans la société, j’ai très tôt compris qu’avoir cette merveille entre les jambes me donnait des droits et des devoirs auxquels je ne pouvais échapper cependant j’ai longtemps ignoré tout ce qu’il fallait savoir sur cette partie de mon corps, je pense que je me suis posé beaucoup plus de questions sur Dieu que sur mon pénis pas parce que Dieu est plus important (ce qui aurait été normal) mais parce que contrairement à Dieu, je prenais pour acquis, pour vrai, tout ce que les autres me disaient sur l’appareil génital masculin. Etonnant n’est-ce pas ?

J’ai compris que la présence du pénis entre mes jambes me donnait des droits et des devoirs lorsqu’en 2003, j’assistais de façon proche et lointaine (difficile à expliquer, ça mérite tout un article) à une cérémonie de circoncision des Bakouélés, un peuple de la Sangha au Congo Brazzaville, dans la ville de Ouesso.

Chez eux cette cérémonie s’appelle béka et se pratique sur les garçons à la puberté, il ne s’agissait pas simplement d’ôter le prépuce, il s’agissait d’apprendre à être un homme, pendant plusieurs jours les futurs circoncis suivaient une initiation longues et douloureuses (de ce que je voyais) dans les bois en périphérie de la ville, le fils de nos voisins étaient l’un des futurs circoncis, il avait 12 ou 13 ans.

J’étais un enfant mais je comprenais très bien les enjeux de cette pratique, l’atmosphère dans la ville était tellement pesante que nul ne pouvait faire semblant d’ignorer ou de ne pas comprendre ce qui se passait, ce qui se jouait.

A la fin de l’initiation, la circoncision en elle-même se faisait au milieu d’un grand espace qui servait de lieu de célébration et de terrain de football, tout le monde était convié à assister à l’événement. Les futurs circoncis avaient obligation de ne montrer aucun signe d’inconfort par rapport à la douleur, celui qui allait en montrer verrait sa circoncision considéré comme nulle et sera mis en marge de la société. Les vaillants qui allaient garder la tête haute, auraient droit de se marier et vivre pleinement dans la société en bénéficiant des privilèges dus aux hommes.

Quelques années plus tard, j’ai retrouvé cette même cérémonie à quelques différences très significatives dans la première partie de la série Racines (Roots), lorsque Kunta Kinté a été lui aussi être circoncis. Ces expériences m’ont fait comprendre ce qu’est la virilité dans le sens le plus basique du terme.

La virilité voit sa définition, sa compréhension, évolué dans le temps et dans l’espace mais une chose demeure constante c’est l’érection. En vrai la virilité commence par une érection, un homme viril c’est un homme capable d’avoir une érection. Peu importe son physique, son intelligence, son intégrité, un homme peut manquer de toutes les caractéristiques sociales qui définissent selon une société X ce qu’est la virilité, tant qu’il bande, tout va bien.

Alors le premier défi en tant qu’homme, ce n’est pas d’être courageux, honorable etc, non le premier défi s’est d’être capable de bander.

C’est pourquoi dans certaines traditions africaines, il y a une pratique qui consiste à sucer ou caresser le pénis du nourrisson afin de s’assurer de lui donner de la vigueur, afin de constater qu’il est vigoureux. (Coucou à ceux qui ont découvert cette pratique en Mai 2021 sur Twitter ou Facebook.)

Perso, j’ai très vite vérifié tout seul si j’étais capable de bander et le test a été positif mais je ne savais pas que j’étais encore au début de l’effort.

Bander c’est bien mais ce n’est pas tout car la virilité c’est aussi la puissance, notamment la puissance sexuelle. Il ne suffit pas de bander, il faut être performant au cours des rapports sexuels et c’est là qu’intervient la question de la taille de l’engin.

D’ailleurs…

« Est-ce que la taille compte ? »

Je n’ai aucune statistique mais je suis sûr que la réponse à cette question inquiète plus les hommes que celle de savoir s’ils seront de bons époux et pères, ou de savoir si Dieu existe, bon je vais parler uniquement pour moi.

Je ne sais plus à quand remonte mon complexe, ma honte, par rapport à la taille de mon pénis mais à cette question particulière j’ai toujours pensé que « oui, la taille compte » et que « non, mon pénis n’a pas la taille qu’il faut. »

Ce complexe s’est cristallisé en 4ème lorsqu’un ami a fièrement sorti son pénis devant moi pour se masturber, j’ai été marqué par cet événement, son pénis était exactement comme ce que me laissaient penser les gens qui faisaient les éloges des gros pénis, bien grand, bien long, bien dur et tout noir ! Sans oublier les longues veines apparentes sur le tronc du machin, jééééésus !

Son pénis était devenu tel un objectif inatteignable, sans être en érection il faisait déjà quatre fois la taille du mien, c’était une révélation. Avant cet événement je m’intéressais aux différentes astuces pour avoir un grand pénis, je ne les utilisais pas parce que je n’avais pas suffisamment de courage pour aller au bout de la démarche mais je m’informais beaucoup sur le sujet. Sauf qu’en voyant son pénis, j’ai compris que c’était un objectif inutile, que je n’avais pas à chercher à en avoir une grosse, que c’était impossible, que je devais me contenter de celui que j’avais au risque de décevoir les femmes.

Rappelons qu’avant la quatrième, j’avais déjà eu des rapports sexuels mais c’était toujours dans des situations incongrues flirtant avec l’abus sexuel sur ma personne, je n’avais jamais encore fait la démarche de séduire une femme pour construire une relation ou juste avoir une partie de jambe en l’air.

Dans mes relations sexuelles qui suivirent, je refusais de me tenir nu devant une femme tant que je n’étais pas en érection et même lorsque j’étais en érection, je ne laissais pas la fille regarder mon engin ou le toucher. J’avais honte de mon corps, de ma nudité, de moi. Aussi, je ne m’inquiétais pas de mes performances parce que j’avais déjà intégré que je n’étais pas performant.

Voilà, il était inutile de compter sur moi !

Toutefois au grès des rencontres et de la réciprocité des sentiments, pas forcément amoureux, juste le feeling émotionnel avant-pendant-et-après l’acte m’a fait me rendre compte qu’il fallait quand-même un minimum de participation à cette entreprise pour le plaisir de l’autre, de nous deux, puisque moi-même à vrai dire ne prenais aucun plaisir.

Même ma fidèle amie, la masturbation, ne pouvait pas m’apporter le seizième du quart de ce que je voulais ressentir, je n’étais pas frustré sexuellement, j’étais résigné à ne pas faire-espérer-obtenir plus.

Considérant mon pénis comme incapable de m’apporter le meilleur de moi-même, je me suis alors tourné vers des méthodes un peu plus participatives, j’ai commencé à me construire une sexualité nonphallocentrée.

La sexualité phallocentrée est celle qui débute par une pénétration et se termine par une éjaculation, c’est le coït. Cette sexualité tournant autour des capacités physiques masculines, des compétences masculines, n’est absolument pas pour moi. Cette sexualité qui veut que l’homme ait un pénis large, soit endurant et bien d’autres attributs lui permettant de faire la démonstration de sa virilité, ne me convenait pas.

Je me suis tourné vers une sexualité centrée sur le ressenti de chaque partenaire, celle du sensationnelle. En fait ma sexualité c’est celle qu’on appelle communément préliminaire mais les vielles habitudes ayant la peau dure, j’avais du mal à pleinement vivre cette forme de sexualité car les femmes que je rencontrais étaient toutes dans la logique du coït…

Avant même le coronavirus, j’ai eu plus de rapports sexuels au téléphone qu’en présentiel et ça a été magique à chaque fois !

Au-delà de la sexualité, ma relation avec mon pénis m’a aussi conduit vers un questionnement des rôles sociaux puisque c’est à cause ou grâce de/à lui que pèse sur moi le poids d’une masculinité dans un système patriarcal, une masculinité de domination.

Et nous aurons pleinement le temps de converser à ce propos dans d’autres articles certainement.

Alors on fait le bilan !

Malgré toutes mes interrogations, toutes mes remises en question, je demeure à ce jour mal informé, sous informé sur cet outil qu’est le pénis.

J’ignore encore l’ensemble des maladies dont pourraient souffrir cette partie de mon corps sachant qu’au primaire j’ai eu une chaude pisse, c’est assez inquiétant que je ne sois jamais allé voir un urologue, d’ailleurs combien d’hommes sont déjà allés en voir un, combien savent ce qu’est un urologue et j’irai même plus loin est-ce que réellement il y a des gens qui sont diplômés dans ce domaine ?

Je m’intéresse beaucoup au genre de père que je veux être mais je ne sais même pas si je suis capable de procréer, après tout l’appareil génital sert d’abord à générer des bébés et tout comme l’on prend pour acquis sa capacité à performer pendant un rapport sexuel car penser le contraire suppose ne pas croire en sa propre virilité, l’homme prend aussi pour acquis sa capacité à procréer, c’est pourquoi lorsqu’après un mariage les grossesses et naissances ne s’enchaînent pas, les accusations se déchaînent sur les épouses…

Je continue de m’interroger sur mon corps et d’améliorer mes rapports conflictuelles avec cette partie importante de mon corps, aussi importante que toutes les autres. Ce cheminement, je pense devrait être fait concernant toutes les parties de nos corps et j’espère pouvoir aller au bout de cette démarche.

Aujourd’hui, après 25 ans de vie avec mon pénis, j’ai appris qu’il était un pénis de sang, j’ai appris à le nettoyer convenablement, j’ai appris à le traiter avec délicatesse, j’ai appris à ne pas le considérer un outil de création, j’ai appris à l’aimer et le chérir dans les limites de ce dont il est capable et disposé à m’offrir, j’ai appris qu’il existe des méthodes contraceptives pour homme et je suis prêt à les essayer.

Aujourd’hui je n’ai plus aucun complexe par rapport à mon pénis, par rapport à mon corps, je me suis même déjà surpris à envoyer des nudes de moi sans érection, j’aime être regardé, j’aime que l’autre admire mon corps svelte, dans toute sa maigreur, qu’elle pose ses yeux sur ma banane et qu’elle décide s’il est à son goût ou pas.

Je me sens tellement libre.

Chacun vit sa sexualité comme il veut mais je voudrais inviter tous les mecs qui se sentent mal de ne pas être sexuellement à la hauteur à se déculpabiliser, n’oubliez pas qu’aucun d’entre n’est né avec la capacité de savoir bien faire l’amour, nous sommes tous des apprentis et même lorsqu’on a des années de pratique derrière soi, chaque rapport sexuel est une nouvelle expérience, une découverte, un apprentissage alors ayez à l’esprit que vous y allez pour apprendre et vous amusez.

Que la trique soit avec vous !


P.S : En 2010, Paul MEKANN BOUV-HEZ a écrit un livre sur son expérience de la circoncision, je n’ai pas lu le livre mais je vous le recommande quand même. Le livre s’intitule « La circoncision chez les bakouélés du Congo Brazzaville » (D’ailleurs c’est grâce au titre que j’ai su le nom de l’ethnie sinon en vrai je ne savais pas, je pensais que c’était des Mboshis lol.)

P.S.S : En parlant de sexe, j’ai écrit 3 livres érotiques que je vous invite à commander ici.

Assumes ta rébellion

Tu ne peux pas volontairement sortir des sentiers battus et te plaindre de ne pas trouver de l’aide en chemin !

Tu ne peux pas te vanter de faire ce que personne ne fait afin d’obtenir ce que personne a et te lamenter de ne pas trouver assistance en chemin !

Soit tu es un rebelle, soit tu ne l’es pas.

Peut-être n’avais-tu pas conscience d’à quel point c’est un chemin difficile lorsque tu faisais le premier pas ?

Si tel est le cas, laisse moi te dire que le chemin est chaotique parce que la difficulté elle est partout même dans la norme mais en se détournant de la norme on s’approche du chaos.

Il y a un gros avantage à être dans la norme, il y a de la sécurité, la possibilité de demander son chemin, la possibilité d’évaluer son état d’avancement puisque tout est tracé il suffit de regarder la carte même si elle est incomplète elle contient l’essentiel à savoir sur le parcours choisi.

Mais loin des sentiers battus, il n’y a ni carte ni aide en chemin, il n’y a que toi avec ta motivation qui t’abandonne peu à peu, ta sacoche qui se vide avant même de parcourir la moitié du chemin.

Mais c’est le chemin que tu as choisi alors assumes le, assumes ta rébellion …

Je dis ces choses parce que je suis passé par là, par cette phase perturbante de questionnement qui m’a fait tourner en rond pendant 6 ans, je voulais me rebeller mais je n’assumais pas, je n’avais pas bien pris conscience de toute la difficulté que “être soi-même” représente.

Mais j’ai cessé d’en vouloir aux autres car j’ai compris une chose importante : ce chemin c’est le mien et c’est pour ça que je suis seul.

Et chaque être humain sur terre est seul sur son chemin.

Nous ne rencontrons personne parce que tout le monde marche sur sa propre voie, à certains moments les chemins se croisent et dans ces moments là les autres nous aident ou nous aidons les autres.

La norme n’est qu’illusion, le chemin que tout le monde emprunte est une fable. Nous vivons tous nos propres expériences.

Ce n’est pas parce que tu as choisi l’art alors que les autres ont choisi le foot que tu t’es éloigné des sentiers battus, que tu es exceptionnelle, que tu es hors norme parce que chaque personne ayant choisi le foot vivra l’expérience footballistique à sa façon, rencontrera ses propres défis, parcourra son propre chemin, tracera son propre sentier.

L’idée de norme suppose une unification des avantages et des inconvénients mais cela est juste théorique dans la pratique tout est différent.

Alors cesse de te croire particulièrement spécial, sache que chacun vit sa galère, porte sa croix, chacun est rebelle, tout le monde recherche son “soi-même” et certains le trouvent tandis que d’autres non.

Vis ta rébellion et sois heureux que ton chemin croise celui des autres de temps à autre afin qu’ils t’aident ou que tu les aides.

Assumes Ta Rébellion !

Hypocrisie : un mal francophone ?

Nous les francophones avons un grand attachement au “bien paraître” , nous sommes éduqués à nous voir dans l’œil de l’autre et on nous apprend que l’autre doit bien nous voir, nous devons séduire l’autre en affichant un comportement, un style vestimentaire, un langage exempt de tout reproche.

Et c’est une très bonne chose car nous avons réussi à construire une société ou plutôt des sociétés où la bonne moralité est le partage de tous. Nous avons tous conscience de l’importance de la bienséance et de la vie sinon l’avis de l’autre.

Mais le problème est qu’en réalité aucun humain n’est parfait, aucun humain n’est bien sous toutes les coutures mais encore plus “le bien” tel que conceptualiser dans nos sociétés francophones souffre d’une rigidité inhumaine alors que l’humain est flexible.

Pour exemple dans nos sociétés francophones l’on a décidé que Avocat est un métier “noble” et que locks est une coiffure “vulgaire” de ce fait il est inadmissible ici qu’un avocat soit locksé !!!

(et je ne parle pas particulièrement du rapport chaotique entretenu avec les cheveux crépus)

La personne qui veut être avocate et en même temps veut des locks aura certainement un cas de conscience, elle va s’interroger sur la concordance entre ses deux amours et il y a de fortes chances qu’elle mette de côté son amour esthétique, son envie de locks, afin de correspondre au standard puisque comme j’ai dit plus haut, nous sommes attachés au “bien paraître”.

Plutôt que d’être nous-mêmes pleinement, nous faisons semblant. Au lieu d’être, nous paraissons cela n’a aucun rapport avec le fait que nous soyons paresseux, c’est un autre débat mais voilà un peu…

C’est ainsi que nous faisons semblant d’être pudiques, nous faisons semblant de ne pas être cupides, nous faisons semblant d’être des personnes de bonne moralité.

Mais alors que nous-mêmes faisons semblant, nous jugeons les autres, nous réprimandons ceux qui osent sortir du lot, ceux qui osent être eux-mêmes, ceux qui ne font pas semblant car nous considérons cela comme un affront.

Oui, comment peuvent-ils oser montrer qu’ils sont cupides alors que nous faisons tous l’effort de paraître désintéressés, comment peuvent-ils oser se montrer impudique alors que nous faisons tous l’effort de vivre dans la pudicité, qui sont-ils pour sortir du lot, pour se démarquer ?

Les sanctions sociales s’abattent alors sur ces personnes, exemple cet avocat qui sait extrêmement bien faire son travail mais ne reçoit aucune opportunité simplement parce qu’il a décidé de garder ses locks.

Je suis sûr que dans toutes les sociétés humaines il y a des diktats qui font que les individus ne peuvent pas exister à l’intérieur du groupe sans en suivre les codes au risque d’en être exclu sauf que je remarque que nous sommes beaucoup plus hypocrites en francophonie sur des détails dont l’impact social est minime sinon nul.

Que risque une personne en étant défendue par un avocat locksé ? Quel est le problème avec les locks ? Ou c’est l’avocature le problème ?

Rendons nous compte que nous sommes gênés de parler argent, d’afficher nos ambitions, nos réalisations au risque de paraître vaniteux !

Pourtant l’argent est au centre de nos rapports sociaux quotidiens, nos ambitions sont des moteurs précieux et nos réalisations sont les plus belles récompenses en notre possession et un très gros lègue à l’humanité alors pourquoi s’en cacher ? Pourquoi faire semblant d’être désintéressé par l’argent ? Pourquoi chuchoter ses ambitions ?

À quoi bon vivre si c’est pour être en permanence en compétition avec nous-mêmes car nos vies intérieures sont radicalement différentes de nos vies extérieures ?

Évidemment ceci n’est pas un constat général d’une société en souffrance composée de clones qui se toisent les uns les autres pour constater lequel tente de se détourner de la norme.

Ceci est peut-être simplement la projection d’un mal-être personnel, l’extériorisation d’une vie de fausses apparences nourrie par un désir de correspondre au modèle social présenté mais j’avais peut-être pas compris qu’il n’y avait aucune obligation à suivre le modèle, je peux certainement être qui je veux puisque tout est permis même si tout n’est pas utile.

Est-ce utile pour un avocat d’avoir des locks ? Certainement pas, mais l’humain qui exerce le métier d’avocat y trouve une utilité esthétique alors il peut se permettre d’arborer fièrement ses locks. C’est ainsi qu’on trouve des compromis entre soi-même et la société.

Je me perds peut-être dans cette longue lettre que j’écris à moi-même en espérant que quiconque me lira y trouvera un peu de lui et une réponse à un doute qui jusqu’à présent semblait insolvable et surtout éternel.

Je demeure convaincu que nous pouvons et devons être nous-mêmes, que chacun soit lui afin que luise nos étoiles intérieures et que planète s’éclaire avant que planète éclate parce que vérité éclore.

Mémo : mes mots sont un remède à mes maux, je m’aime oh.

Loi d’attraction : du Virtuel au Réel.

2 212 c’est le nombre d’amis que j’ai sur Facebook mais dans mon fil d’actualité je ne vois qu’environ 200 personnes ou peut-être moins et cela m’intriguait.

Après m’être renseigné, j’ai appris que Facebook enregistre chacune de mes actions et s’adapte à cela pour me proposer uniquement des contenus qui m’intéressent.

Pour faire simple, si aujourd’hui je passe ma journée à regarder des vidéos de chiens, à liker les photos de Paul et à commenter toutes les publications de Samira en ignorant les vidéos de chat et les publications de Claude.

Demain mon fil d’actualité aura plus de vidéo de chiens et je verrai en premier les publications de Paul et Samira, et peut-être pas celles de Claude.

Même si j’ai envie de voir les publications de Claude et les vidéos de chat, elles n’apparaîtront pas dans mon fil d’actualité à moins que je recherche moi-même Claude et aille liker ses publications ainsi que les vidéos de chat.

L’algorithme de Facebook ne prend pas en considération mes intentions, elles ne regardent que mes actions et réagit en fonction de cela.

Par exemple, dernièrement je me suis abonné à beaucoup de chaîne YouTube qui parle d’entrepreneuriat et mon fil d’actualité YouTube était 100% Entrepreneuriat.

Puis j’ai regardé Moto Moto de DJ Arafat, ensuite des bandes annonces de film puis des vidéos de Rap Ivoire.

Désormais les vidéos d’entrepreneuriat n’occupe plus que 10% de mon fil d’actualité YouTube.

De plus Facebook ne me montre pas que les choses qui m’intéressent, il me montre aussi les choses qui intéressent mes ami.e.s Facebook même si moi je m’en fou.

Pour illustration, je ne suis pas abonné à First Magazine, ni membre du groupe ODCI mais chaque jour je vois les publications de ces différents médias parce que j’ai des ami.e.s qui les partagent.

Ces publications ne font pas partie de mes centres d’intérêt mais de ceux avec qui j’interagis le plus sur Facebook donc que je le veuille ou pas ces publications intègrent mon fil d’actualité.

Tout ce que j’ai dit jusqu’ici est uniquement virtuel, il me suffit de désactiver ma connexion internet pour ne pas voir toutes ces choses.

Mais le système que traduit cet algorithme virtuel est présent de façon plus vicieuse dans la réalité, dans ma vie de tous les jours.

Dans la vraie vie, je ne saurais dire le nombre d’ami.e.s que j’ai mais je n’interagis directement qu’avec un très petit nombre de personnes (comme sur Facebook).

Dans la vraie vie, mes centres d’intérêt sont entrepreneuriat et politique entre autres ce qui fait que je passe beaucoup de temps à me documenter sur ces sujets et je ne vais que dans les endroits où ces sujets sont mis en avant.

Ce qui fait que je ne sais pas grands choses des mathématiques, de la physique quantique, de la mode, du bouddhisme et j’en passe.

Néanmoins parmi mes ami.e.s, nombreux s’intéressent à ces sujets et à travers eux je suis informé dessus.

De plus il y a des moments où je pense à acheter un livre mais j’ai seulement l’occasion d’acheter des chaussures simplement parce que j’ai emprunté un chemin où il y a beaucoup de boutiques de chaussures et zéro librairie.

Tout ceci est une illustration de la LOI D’ATTRACTION, cette loi qui dit que « nous attirons vers nous les choses qui occupent nos pensées. »

Nous devons faire attention à nos pensées ainsi qu’à nos actions sans oublier notre entourage.

Sur les réseaux sociaux il est facile de corriger le tir, il suffit de bloquer les éléments qui nous nuisent et le tour est joué.

Cependant dans la vraie vie, ce n’est pas facile de s’éloigner d’un ami de longues dates, ce n’est pas facile de cesser d’emprunter un sentier qui raccourci le chemin jusqu’à chez soi.

Nos pensées doivent être le reflet de nos actions et vice versa.

L’on ne peut pas penser à trouver un emploi et passer ces journées à discuter au quartier plutôt que de déposer des CV.

Et même sur Facebook il y a des offres d’emploi mais l’on préfère s’abonner à des pages humoristiques en négligeant les pages des entreprises.

Nous voulons être footballeur et passons nos journées avec des amis d’enfance dont l’unique activité est la consommation d’alcool ou encore d’autres que nous accompagnons dans les studios d’enregistrement de musique et à aucun moment nous ne jouons au foot.

Il arrive un moment dans la vie où il faut se détacher de certaines personnes, de certaines pensées, de certaines activités pour pouvoir avancer vers ce que nous désirons réellement.

C’est difficile à faire, je le sais parce que moi-même je lutte depuis un bon bout de temps avec moi-même pour me discipliner, pour me canaliser, pour me décharger mais c’est difficile.

C’est difficile mais ce n’est pas impossible alors je continue d’essayer, continuons d’essayer.

Nous sommes maîtres de nous-mêmes et responsable de chacune de nos actions ainsi que des conséquences qui en découlent.

Prenons conscience de l’importance d’agir en harmonie avec nous-mêmes.

Parce que personne ne sait mieux que nous ce qu’il nous faut : #Faisons_le_nous_mêmes

Le mauvais œil est une fable.

Il y’a un an j’ai lancé sur Instagram le projet « 1 Livre en 1 mois » qui consistait à rédiger et publier un livre en 30 jours, c’est de ce défi qu’est né KEDIBONAIRE.

Du début jusqu’à la fin, je partageais sur les réseaux sociaux et avec mes ami.e.s l’avancement de mon projet ainsi que mes ambitions par rapport à ce projet.

J’ai tout diffusé sur le net, j’ai tout rendu public pour m’obliger à travailler sérieusement et à véritablement concrétiser ce projet car de quoi aurais-je eu l’air si je n’avais pas réalisé ce projet dont je parlais sans cesse !

On dit souvent qu’il faut travailler dans le secret, en cachette etc… au risque d’attirer le mauvais œil sur soi.

Surtout chez nous en Afrique, tout doit être secret. Tu voyages, tu ne dois pas dire, tu fais X tu ne dois pas dire.

Cela semble être une bonne philosophie car mieux vaut vivre cacher n’est-ce pas ?

Mais pour ma part le véritable problème ce n’est pas de s’afficher, le problème est d’afficher ce que nous ne sommes pas.

Lorsque tes actions dans l’ombre sont contraires aux résultats que tu dis vouloir /avoir atteint aucun de tes projets ne va aboutir.

Que ce soit dans un cadre professionnel ou familial ou autres, nos actions dans l’ombre doivent être en accord avec nos actions en lumière.

J’avoue que c’est difficile, il est beaucoup plus facile de spéculer de faire semblant, d’espérer que d’agir concrètement.

Être constant, être discipliné, aller au bout des choses, c’est extrêmement difficile.

Ne nous empêchons pas d’être et de faire par péri du regard des gens ou par amour du regard des gens.

Faisons le nous-mêmes pour nous-mêmes avant tout.

Que ce soit en cachette ou en public, si tu n’es pas sérieux dans ce que tu fais, tes résultats parleront pour toi.

NE TE CACHE PLUS

Car en le faisant tu te prives de beaucoup d’opportunités.

Figure de Style

« sors de ta zone de confort. »

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Cette phrase est certainement la plus utilisée dans le domaine du développement personnel. En tout cas, c’est celle que j’ai personnellement le plus entendu.

Zone de confort : havre de paix spirituelle et matériel où notre seul obligation est la routine, nous y sommes en sécurité.

Ce lieu n’a rien de mauvais, au contraire il est bon d’avoir une zone de confort où la tranquillité d’esprit règne en maître.

Cependant la zone de confort restreint notre champ d’action, notre champ des possibles, y demeurer c’est se limiter soi-même à un certain niveau.

Là encore ce n’est toujours pas problématique d’être limité, si tel est notre désir. Mais lorsqu’on aspire à un niveau supérieur à celui que notre zone de confort nous donne accès il devient obligatoire de dépasser nos limites.

Pour ma part, l’une des limites que j’ai dû dépasser en ce 14 Mars 2020 est matériel, plus précisément vestimentaire.

Je ne suis pas un féru de mode, pour moi le vêtement, le beau vêtement est complètement circonstanciel de lieu et de temps.

Je suis tellement désintéressé par cela que j’ai la même garde-robe depuis 2018. Et ce n’est pas l’argent qui manque pour acheter des beaux vêtements juste que je suis confortable dans mon insouciance vestimentaire.

Et c’est là que mes ambitions interviennent.

Je veux être l’un des plus grand écrivain congolais de ce siècle.

Normalement pour être écrivain, il faut écrire et c’est suffisant.

Mais pour être un grand écrivain, il faut beaucoup plus.

Dans ce beaucoup plus il y’a l’apparence.

Nous vivons dans un monde où le moine et l’habit sont un.

Je n’aime pas les étiquettes mais il faut connaître les règles pour pouvoir les transgresser.

Alors j’ai décidé de soigner mon image.

La grande majorité des gens s’intéresseront à mon costume avant de lire mes livres, je m’en accommode désormais.

Je mettrai les plus beaux vêtements pour attirer le maximum de gens vers ma belle plume.

Et puisque je suis écrivain et non styliste, je laisse le soin à BenCo de gérer cette partie et je me focalise sur la littérature.

C’est je pense ce qu’on appelle connaître sa place.

Ce qu’il faut retenir de tout ça c’est que nous devons être prêt à faire ce qu’il faut pour obtenir ce qu’on veut.

Et toi qu’as-tu fait qui est hors de ta zone de confort dernièrement ?

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Avec Mon Associé, ELBO MALONGA