VOUS LUTTEZ POUR QUELS DROITS ?

VOUS AVEZ DÉJÀ TOUS LES DROITS, DITES MOI OÙ EN AFRIQUE VOS DROITS NE SONT PAS RESPECTÉS ?

Ici et là en Afrique nous voyons depuis des années des gens s’organiser en partie politique ou en association pour faire sur internet, dans les écoles et partout ailleurs la promotion du changement sociopolitique.

Ces personnes que l’on peut aisément appelé Opposants font la critique acerbe des dirigeants des pays du continent, leur reprochant d’avoir passé trop de temps au pouvoir et de n’avoir pas bien géré la chose publique sans oublier de rappeler qu’ils abusent trop souvent du pouvoir, d’utiliser ce pouvoir pour servir leurs propres intérêts.

S’il est vrai que ce combat fût noble à une certaine époque, aujourd’hui cette lutte n’a plus lieu d’être, cette lutte n’a plus aucun fondement réel d’existence.

Au départ les gens voulaient une ouverture politique, le multipartisme. Aujourd’hui c’est chose faite, le monopartisme est derrière nous, des élections sont organisées et les peuples choisissent eux-mêmes ceux qui vont les représenter dans les lieux de décision.

En quoi est-ce de la dictature si depuis 2002 les congolais choisissent en toute liberté Denis Sassou NGuesso pour diriger le pays ? Il suffit de voir comment le peuple se mobilise à chacune de ses sorties pour comprendre l’amour et le respect qu’ils ont pour lui. Peut-on ainsi aimer un dictateur ?

Vous me parlerez de limitation de mandat ou d’âge mais en 2016 c’est le peuple ivoirien qui a lui-même dit OUI au changement de constitution et en 2020 c’est encore le peuple ivoirien qui a demandé à Alassane Dramane Ouattara de se porter candidat aux élections, proposition qu’il a accepté dans un élan patriotique.

Toutes les constitutions de tous les pays africains sont une preuve palpable que ces pays sont des démocraties, des pays de droits, des pays où chaque citoyen est libre de s’exprimer, libre de travailler, libre de voyager, libre de vivre comme il l’entend, comme il l’espère.

Mais le peuple africain est paresseux, les gens ne travaillent pas, refusent de travailler ce qui explique largement les énormes taux de chômage !

C’est parce qu’aucun congolais n’était suffisamment qualifié que l’état s’est senti obliger de faire appel à un Canadien pour gérer le plus grand hôpital du pays ou encore de recourir à des entreprises chinoises pour la construction des routes et autres infrastructures. Bon c’est sans compter l’incivisme populaire qui entraîne la dégradation de ces édifices.

Les congolais détruisent les routes pour ensuite se plaindre du manque de route !

Bientôt le 1er Mai, fête du travail, nous verrons les jeunes et les adultes, les chômeurs et les travailleurs, tous unis comme une main, inondés les bars et boîtes de nuit plutôt que de revendiquer de meilleures conditions de travail.

De toute façon ils ne comprennent pas la démocratie, ils ne comprennent pas le concept de liberté individuelle.

Ils veulent les droits sont les devoirs qui vont avec.

Exemple vivre dans un pays où l’on a accès à internet mais refuser d’en payer le prix en se plaignant que c’est trop cher pour eux. Ce n’est pas trop cher, vous vouliez internet alors payez internet, c’est simple non !

Ils accusent les dirigeants de faire du favoritisme en choisissant uniquement les gens de leurs familles ou leur entourage pour servir la Nation pourtant nous savons tous que c’est dans les familles présidentielles que se trouvent les compétences !

Plutôt que de travailler, ils s’inventent des excuses, ils s’inventent des bâtons dans les roues au lieu d’accepter leur incapacité à avancer.

Ne parlons surtout pas du néocolonialisme, ce nouveau mot, ou plutôt ces nouveaux maux, qu’ils se sont inventés pour justifier leur dernière place sur l’échiquier politique mondial.

D’abord ils sont incapables de définir ce qu’est le néocolonialisme et ils traitent de vendus, nègres de maison, tous les africains qui ne pensent pas comme eux.

De la pure victimisation !

Sur le continent comme ailleurs dans le monde les africains ont tous les droits, ils ont les mêmes droits que tous les individus alors pour quoi luttent les panafricanistes ? Les Opposants politiques ?

Ils ne connaissent que la violence, rappelons nous de ceux qui se font appeler Combattants, qui prétendaient lutter contre la dictature en RDC demandant le départ de Joseph Kabila, privant les artistes de concert, allant jusqu’à créer une émeute pour empêcher Fally Ipupa de prester à l’Accor Hotel Arena.

Rappelons nous de Urgences Panafricanistes de Kemi Seba, des extrémistes, qui ont brûlé des billets de 5000 FCFA dans des pays où plus du quart de la population survit avec moins de 500 FCFA par jour, cet argent brûlé n’aurait pas été plus utile aux personnes démunies ?

Ils ternissent tous l’image de ces causes nobles pour des questions d’egos personnels, ils prennent des maux personnelles pour en faire des luttes collectives.

l’Afrique est un continent en paix et les dirigeants africains sont des acteurs de cette paix et cette stabilité.

Il est important de revoir la façon de lutter et surtout de faire l’effort conscient d’annihiler toute virulence dans vos propos.

Faites preuves de plus de douceur, plus de modération et surtout plus de retenu dans vos discours, dans vos revendications car il est intolérable que vous manquiez de respect aux autorités de nos pays.

Ne suivez pas les occidentaux comme des moutons, voyez ce qu’ils ont fait à Khadafi, aujourd’hui les Libyens le regrettent.

Protégez et aimez vos dirigeants.

Voilà mon conseil pour vous et ce n’est que mon avis sinon je salue toutes les personnes qui mènent réellement le combat de libération de l’Afrique.

Ceux qui comme Paul Kagamé ont compris que la lutte n’est pas contre les Blancs.

Ceux qui comme Kouadio Konan Bertin ont compris que la lutte n’est pas contre le président Alassane Dramane Ouattara.

Ceux qui respectent les autorités du continent et reconnaissent que toute autorité vient de Dieu.

Sachez que je vous aime et vous admire pour votre noble et beau combat.

Soyez tous bénis, les vrais anti-impérialistes, les vrais défenseurs de l’Afrique, surtout ne laissez pas les faux devenir l’image publique de votre lutte, vous devez les dénoncer sur la place publique, vous devez les faire taire avant qu’ils ne décrédibilisent encore plus votre lutte.

Marien Ngouabi, officier et homme d’Etat congolais, né le 31 décembre 1938 à  Ombele, mort assassiné le 18 mars 1977 à  Brazzaville. Il a été président de la République du Congo (puis de la République populaire du Congo) du 31 décembre 1968 à  sa mort. (c)Archives Jeune Afrique/REA *** Local Caption *** Marien Ngouabi

Journée Internationale de l’Ecrivain Africain…

C’est le 06 Novembre 2017 que mon premier roman a été publié et aujourd’hui 3 ans et 1 jour plus tard j’en suis à mon 4ème, et oui je suis un écrivain africain.

Et je le dis de façon purement prétentieuse.

Je voulais profiter de cette lucarne pour pousser un gros coup de gueule sur l’univers assez fade qu’est la littérature africaine, francophone surtout, une littérature expatriée car c’est en dehors du continent africain que les écrivain.e.s africain.e.s existent.

Les plus grand d’entre eux sont publiés dans les maisons d’éditions extra-africaines et reçoivent des récompenses extra-africaines. Leurs livres sont plus facilement disponibles hors d’Afrique ou dans des librairies non-africaines…

Bref je voulais pousser un coup de gueule mais ce n’est peut-être pas le bon moment car après tout qui suis-je et que sais-je de ce milieu élitiste ? Si ce n’est rien.

Par contre en tant que consommateur de la pensée et pensif, non penseur, je trouve que la culture de la médiocrité, de la non-intelligence est un peu trop devenue l’apanage du continent africain.

Des débats creux sur des thématiques vides entre des personnes rassasiées de corruption c’est ce qu’on nous sert toute l’année et c’est dommage.

L’esprit critique a été cloué à La Croix de Golgotha et nous attendons impatiemment son retour puisque Jésus revient bientôt il aura peut-être comme le Père Noël, vu qu’ils sont célébrés à la même date, dans un petit sac toutes les choses qui manquent à mon continent.

Note pour plus tard : écrire une lettre à Jésus.

L’assassinat sur la place publique, prémédité et extrêmement bien organisé, de l’intellect empêche l’éclosion d’une réelle industrie du savoir en Afrique et boom chaque année fuite des cerveaux…

Mais doucement, que je me disperse…

Je n’ai même pas pris le temps d’honorer mes prédécesseurs écrivains, ceux qui ont ouvert la voie à ce que moi aussi je puisse croire que je suis capable d’écrire et que je suis né pour écrire. Je ne parle pas de Jean Malonga qui est officiellement le premier congolais a publié un ouvrage dans la langue du colon et a donné vie à cette littérature congolaise d’expression française, d’ailleurs inutile d’ajouter d’expression française car le terme congolais suffit à comprendre si l’on connait l’histoire de ce pays dans quel langue pourrait écrire tout écrivain venant de là-bas.

Non, ceux que je veux honorer ce sont les premiers Homos Sapiens Sapiens, ceux qui ce sont affranchis de leur propre condition purement instinctive pour raisonner. Ceux là qui, les premiers, ont pris conscience de leur dessein et de qui ils étaient pour ensuite se dresser au dessus de toutes les autres créatures de cette planète, ils ont inventé Dieu puis la spiritualité, puis la religion, la technologie, l’écriture, ils ont bâti des civilisations, nous léguant un énorme complexe de supériorité car même si pendant plus d’un demi millénaire l’humain d’Afrique a été rabaissé, déshumanisé par l’humain d’Europe et d’Asie Orientale, ce qui fait qu’aujourd’hui il a développé un énorme complexe d’infériorité par rapport aux humains des autres régions du monde, il demeure un Sapien Sapien ce qui fait qu’il ne se sentira jamais inférieur à un Lion malgré la toute puissance brute de cet animal que l’on qualifie abusivement de Roi de la Forêt.

Aussi toutes mes pensées vont à celui ou ceux qui a/ont eu la bonne idée de guider le peuple que l’on appelle Bantoue vers le bassin du Kongo pour le coloniser, oui c’est un peuple de colons, et créer plus tard le Royaume Loango, une civilisation forte de créativité et forte d’espoir nourrissant de grands rêves pour son propre avenir.

Royaume formé par différentes peuple unis par une mission commune : la prospérité.

Je suis un enfant de ce Royaume, un enfant de deux peuples formants ce Royaume, je suis Yombé de ma mère et Vili de mon père.

Moi-même, je suis congolais, un vrai congolais, j’appartiens avant tout au peuple congolais car mon histoire personnelle est congolaise, ma culture, mon phrasé, mes aspirations, tout mon être respire le Congo, J’ai grandi entre Pointe-Noire, Brazzaville, Ouesso et Dolisie, je suis pluriculturelle, un hybride pas assez africain et pas assez européen. Je suis un fruit de la colonisation, déraciné avant même que la graine ne touche le sol, je n’ai pas de problème d’identité, mon identité est complexe et c’est ce qui fait ma force, ma beauté et la puissance de mon écriture.

Mon écriture est l’émanation d’un ressenti qui me dépasse, c’est l’émerveillement du premier humain à voir les étoiles, à toucher de l’eau, à manger une mangue, à marcher, à courir. C’est la tristesse du premier humain à perdre un parent, à se blesser physiquement, à avoir une déception amoureuse, à tomber d’un arbre. C’est la peur du premier humain à croiser un serpent, à chuter d’une falaise etcetera…

C’est tout ce méli-mélo constant et consistant de sensation étrange et étrangère qui font que la première fois que j’ai eu peur, je n’avais pas l’impression que c’était la première fois, je savais exactement quoi faire ou plutôt je faisais ce qu’il fallait sans forcement le comprendre et il en est de même pour la première que j’ai écrit une histoire, je l’ai vécu comme une répétition, comme un déjà fait, un déjà vu, je le faisais sans savoir pourquoi, sans savoir comment mais je le faisais avec douce facilité et je suis devenu accro, pas parce que j’ai aimé le faire mais parce que j’ai compris ce jour-là que je devais le faire.

J’écris parce que d’autres ont écrit avant moi, toute mon originalité réside dans le fait que je suis moi mais pour le reste ce n’est que répétition d’action et pensée millénaire.

Je suis heureux d’avoir, à mon échelle, réussi, en suivant mon crédo qui est « Faisons Le Nous-Mêmes », à créer tout un univers autour de ma passion et ma mission du moins ce que j’estime être ma mission actuellement. C’est tout un chemin parcouru depuis l’obtention de mon baccalauréat en 2014, l’année où mon insouciance a été mise à l’épreuve et où le monde a commencé à m’exiger d’avoir des certitudes. J’ai beaucoup muri depuis cette époque et c’est totalement grâce à l’écriture.

Je l’avoue, je passe plus de temps à écrire qu’à lire, donc je ne connais pas bien la littérature qu’elle soit africaine ou autre mais je fais l’effort conscient d’apprendre chaque jour un peu plus afin de dissiper mon ignorance même si c’est un exercice impossible.

Alors pour en revenir à cette Journée Internationale de l’Ecrivain Africain, je dois dire que peut-être moi aussi pour être beaucoup plus entendu je dois partir en exil intellectuel au pays de l’ancien colon, nouveau partenaire économique afin de diffuser par mes écrits une critique d’un continent où je ne vivrais plus et dont je n’aurais que des souvenirs lointains mais puisque je saurais que rien de nouveau sous les tropiques alors toutes mes paroles seront bues telles du bissap qui soit dit en passant n’est jamais frelaté.

Mais bon peut-être est-ce juste là les mots d’un jeune auteur frustré en mal de reconnaissance qui se souvenant de son passé de rappeur décide de clasher ces collègues plus célèbres afin de surfant sur leurs buzz et recevoir de la lumière sur sa littérature de cours d’école primaire !

En tout cas, j’ai fait mon travail, j’ai écrit, si cela a du sens c’est bien si non c’est bien aussi.

Fin de la thérapie.